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Coups de main et rencontres durant le voyage :

En Egypte

Ahmed est bédouin. Il est né dans le désert et est guide depuis 19 ans. Il emmène les touristes découvrir le désert qu’il connaît comme sa poche. Il a en effet quadrillé la grande et dangereuse mer de sable du désert de l’Ouest avec des chercheurs de pétrole américains. Cette immense zone de désert a été délimitée méticuleusement en carrés de 300 kilomètres de côté. Il a fallut ensuite, explorer chacun de ces carrés en sondant le sol avec un « échographe » tous les kilomètres. Un travail de fourmi qui dura deux ans. Fort de cette expérience, Ahmed affirme qu’à bord de son Toyota essence, il n’y a pas d’endroit inaccessible pour lui dans le désert. Ca nous laisse rêveurs…

Au Soudan

Mazar travaille sur le port de Wadi Halfa. Il aide les voyageurs dans leurs démarches auprès de là compagnie maritime, l’immigration, la douane… pour l’embarquement vers l’Egypte.
Mazar a étudié l’informatique à l’Université de Khartoum mais ne souhaite pas travailler dans la capitale. Il préfère bâtir sa vie auprès de sa famille, dans la petite ville de Wadi Halfa. Il parle Anglais, Arabe et Nubien : ces compétences linguistiques sont bien utiles dans les démarches à Wadi Halfa. L’achat du billet de bateau, le dédouanement des voitures, les formalités d’immigration semblent en effet quelque peu complexes. Les interlocuteurs ne parlent que rarement l’Anglais et les divers bâtiments sont éparpillés sur quelques kilomètres carrés à la ronde. Sortir de Wadi Halfa semble être un vrai jeu de piste et de patience et nous sommes content d’avoir Mazar pour nous aider !

En Ethiopie

Christiane et CarineLorsque nous rencontrons Christiane, elle est à Addis Abeba pour la 24 ème fois ! Christiane travaille pour une association belge qui aide des parents à adopter des orphelins éthiopiens. Deux de ces orphelins, dans les bras de leurs parents, s’apprêtent ainsi à s’envoler vers la Belgique pour une nouvelle vie. Même si ils ne connaissent leurs parents que depuis quelques jours, les bambins semblent déjà très attachés à eux et ravis d’avoir trouver une maman et un papa.
Christiane connaît très bien Addis et ses environs et elle nous est de bon conseil pour nous aider à découvrir cette ville. Carine, en vacance, accompagne pour la première fois sa maman pour un voyage-découverte de l’Ethiopie. Christiane et Carine, sont venues à la rencontre des enfants avec des bonbons européens : Léa et Rose en profitent et dégustent avec bonheur « nounours », « bouteille de coca » et « chuppa choop »

Au Kenya

crédit : http://www.virtualtourist.com/hotels/Africa/Kenya/Rift_Valley_Province/Lake_Nakuru_National_Park-2051914/Hotels_and_Accommodations-Lake_Nakuru_National_Park-BR-1.htmlZoe et Andrew sont Kenyans. Leurs ancêtres Anglais se sont installés au Kenya il y a près de 100 ans. Ils habitent un incroyable cottage Anglais bâti dans la campagne africaine. D’ailleurs, toute la région de Nakuru ressemble à l’Angleterre : vertes prairies où paissent de grosses vaches normandes noires et blanches, hautes haies, arbres feuillus et une fraîcheur inattendue sous cette latitude (nous sommes à 2 100 mètres). Le soir, un grand feu de cheminée brûle au bar. Il y a même quelques braseros qui sont installés pour réchauffer les clients ! Leur camping est très joli et l’accueil y est fabuleux. Un soir, nous nous régalons d’un des poulets qu’ils élèvent. 3,5 kg de volaille élevée au grain et gambadant dans la verdure. Rôti à point, accompagné de son jus, nous n’en perdons pas une miette. Il y a un petit moment que nous n’avons mangé d’aussi bonne viande !

Robert e Masai et sa crinière de lionRobert est un guerrier Massaï et nous fait visiter son village, sa maison et nous présente sa femme et son fils. Il nous explique les coutumes de son peuple et répond patiemment à nos question. Pour la photo, il se coiffe du chapeau confectionné avec la crinière de « son » lion : pour son initiation et passage à l’age adulte, le guerrier Massaï doit tuer un lion de sa lance. 10 guerriers encerclent le fauve et le jeune initié donne le premier coup. Le fauve est alors abattu par tous. Dangereuse coutume : Robert porte à sa jambe les cicatrices de son lion.

En Tanzanie

Sven est un grand voyageur qui a traversé l’Afrique du Nord au Sud avec son sac à dos, en stop et en bus en 18 mois. Depuis, il a pris l’Afrique en passion et quittant sa Belgique natale s’y est installé. Il partage son temps entre le Kenya, l’Ouganda et la Tanzanie où il promène des groupes de touristes hollandais. Il passe ses quelques vacances sur les plages de Zanzibar. Mais sa passion reste l’Afrique et les Africains et ses voyages sont trop tournés vers les animaux à son goût. Il va donc prochainement ouvrir un orphelinat au Ghana avec un ami. Ses amis africains l’appellent Seven. Il nous donne de précieux conseils pour la suite de notre voyage.

Nous avons fait la connaissance de Patricia à Iringa en Tanzanie. Elle voyage seule à bord de son Defender 110 Tdi en Afrique pour rejoindre Nairobi depuis Cape Town où elle vit. Elle nous dépasse à plusieurs reprise sur la route, filant comme un bolide. Nous la rattrapons lorsqu’elle s’arrête pour photographier le paysage. La vitesse ne lui fait pas peur. D’ailleurs elle pilote son biplan datant de la seconde guerre mondiale dans le ciel d’Afrique et a déjà survolé les chutes Victoria. Elle avait déjà entrepris ce voyage vers Nairobi il y a 12 ans en auto-stop et sac à dos. Une véritable aventurière !

Au Botswana

Alain, Alain et Claude et leurs épouses. Dans le parc désert de Chobe, nous croisons, sur la rive trois Toyota blancs immatriculés dans l’Hérault. Rencontrer des voitures françaises dans ces contrées lointaines est si rare que nous nous arrêtons et descendons nous saluer oubliant complètement la présence des animaux sauvages pouvant être embusqués dans les parages. Alain, Alain et Claude et leurs épouses (nous n’avons pas retenu tous les prénoms, et nous nous en excusons ; mais je suis sûr que dès qu’ils auront lu ces lignes, un email de leur part nous permettra de compléter les prénoms de chaque membre du groupe) arrivent en Afrique australe au terme d’un voyage en plusieurs étapes à travers l’Afrique, en passant par la Tunisie, Lybie, Egypte, Soudan, Ethiopie, Kenya, Tanzanie,… Nous restons un long moment à nous raconter nos aventures respectives, à nous échanger des tuyaux sur nos parcours à venir, et même à jeter un coup d’œil à un amortisseur d’OZ qui couine un peu (et à résoudre le problème, merci beaucoup pour le coup de main aux novices que nous sommes !). On se sépare à regret et à… plus tard.

Cathy et Marc, leurs deux enfants Jules et Charles, sans oublier le chien Unesco ont quitté la France en même temps que nous, en septembre dernier, à bord de leur camping-car : direction Cape Town ! Ils ont suivis la route de l’Est en passant par la Lybie, l’Egypte, le Soudan, l’Ethiopie, le Kenya…etc… Sans complexe, ils se sont jetés sur les redoutables pistes africaines et surtout sableuses du Sahara à bord de leur maison roulante à seulement 2 roues motrices. Comme ils aiment la difficulté, ils ont emmené avec eux leur petit chien. L’animal est d’abord mal vu dans les pays musulmans qui constituent la première partie du périple, pour être ensuite rigoureusement interdit dans tous les parcs et réserves. Le chien voyageur a donc appris à se faire encore plus petit qu’il ne l’est naturellement. Et les voici aujourd’hui pratiquement au bout de leur voyage avec succès.

En Namibie

Pia et PaulPia et Poul : Nous rencontrons au cours de notre voyage, quelques voyageurs qui parcourent l’Afrique comme nous avec leur 4X4. Mais à Etosha nous faisons la connaissance de Pia et Poul qui, à bord de leur Pajero sillonnent le globe depuis… 5 années ! Asie, Amériques, Afrique… Il n’y a pas beaucoup de pays qu’ils n’aient exploré. Un incroyable périple qui s’achève à peu près en même temps que le notre avec un retour au Danemark prévu pour l’automne prochain. Car à présent, ils ont envie de poser leurs bagages… pour quelques temps au moins. Notre expérience d’un voyage avec de petits enfants semble les intéresser. Sans doute nous reverrons nous sur les pistes d’Afrique…
Leur site Internet : www.worldtour.dk

En Afrique du Sud

OdieOdie travaille chez Nomad’s Backpacker dans le quartier d’Essenwood à Durban. Nous passons quelques semaines, en attendant le Land, en sa compagnie. Energique et joyeuse, Odie arbore un amusant T-shirt qui déclare « if it’s too loudy, you’re too old ! ». Et effectivement, lorsqu’elle est de permanence à l’accueil, un rock puissant sature la sono et envahit les locaux. Mais après avoir vu son T-shirt, qui oserait se plaindre ? Malgré la barrière de la langue, Odie est très copine avec Léa. Toutes deux passent beaucoup de temps ensemble, Léa escortant sa « grande » copine pour qui elle est une véritable « personal assistant » tant elle l’accompagne dans son travail.

Karin et Peter traversent l'Afrique à véloKarin et Peter ont quitté la Hollande voici trois ans et voyagent depuis à… bicyclettes. Ils ont traversé l’Europe, la Turquie, la Syrie, l’Egypte et l’Afrique de l’Est. Un périple incroyable qui force l’admiration. Nous imaginons aisément le courage et la volonté nécessaire pour affronter les distances, les pistes et les routes défoncées, le rude climat d’Afrique (soleil ou pluies tropicales), le tout avec l’équipement forcément succinct et léger embarqué sur un vélo. Leur voyage doit durer 5 ans ou plus et se poursuivre en Asie. Nous espérons nous revoir au Botswana. www.cycletheworld.nl

Robert no 3Robert
C’est le troisième Robert de notre rubrique « Coups de main ». Notre voyage serait il sous la protection de Saint Robert ? En tous cas ce Robert-ci est sud-africain, et de ses parents mauriciens il a hérité un français parlé couramment. Son aide a été précieuse toute la difficile journée du 2 mars lorsqu’il s’agit de récupérer le Land sans se faire plumer par les margoulins d’Exel. Interprète lors des négociations avec notre transitaire anglophone, guide dans le dédale de l’immense port de Durban et taxi pour conduire Pascal de part et d’autre : il aura tout fait, très gentiment !

Stéphanie, Sean et Ella
Laurent, le frère de Nathalie a vécu trois ans en Afrique du Sud il y a quelques années. Nous contactons de sa part ses amis Stéphanie et Sean et leur petite fille Ella (2ans). Nous sommes accueillis à bras ouverts par ces gens que nous ne connaissons pas et qui nous ouvrent leur maison et nous offrent leur amitié. Stéphanie nous a fait découvrir certains sites de Durban. Travaillant pour la logistique d’une multinationale, elle nous aide également à appuyer sur le transitaire maritime un peu mou du Ghana afin d’accélérer l’envoie de la voiture depuis le Ghana. En 1995, Sean, sud africain, a traversé l’Afrique depuis son pays jusqu’en Mauritanie à bord d’une vieille Land Rover. Son aventure l’a conduit à travers notamment le Zaïre et le Nigeria jusqu’en France où il a rencontré sa femme Stéphanie. Sean nous conseille les beaux sites à visiter et les points de chute remarquables de son pays.

Au Ghana

OlivierOlivier est expatrié au Ghana pour quelques mois. Il travaille à Tema, une ville à 30 km à l’Est d’Accra où se trouve le port de commerce et de pêche.
Nous l’avons rencontré à Anomabu où il passait ses vacances de Noël en famille. Il nous a gentiment accueillis chez lui le temps que nous organisions le départ vers l’Afrique du Sud. Un tel accueil à Tema est une chance incroyable et Olivier est véritablement notre bonne étoile. Nous sommes merveilleusement logés dans la ville même où accomplir les démarches pour le « shipping » du 4X4.
Chaque soir, nous avons de longues discussions et Olivier nous raconte avec beaucoup d’humour ses aventures professionnelles au Ghana. Breton, Olivier est un marin expérimenté (Il a été équipier avec Eric Tabarly, Titouan Lamazou, Philippe Poupon… !) Il nous raconte ses voyages sur les mers.
Pascal, oubliant OZ, se met à rêver d’autres voyages, toutes voiles dehors… Le dimanche, lorsqu’il ne travaille pas, Olivier nous emmène visiter les environs de Tema et nous fait découvrir de beaux endroits.

RobertRobert est employé dans la maison d’Olivier. Nous vivons sous le même toit pendant trois semaines et sympathisons. Léa l’aime beaucoup et bientôt, elle refuse de quitter la maison. Lorsque nous nous absentons pour quelques courses, elle rester aider Robert dans la maison. Pour elle, il n’a qu’un défaut : il la bat au jeu des « petits chevaux ». Robert nous guide dans les rues de la très étendue ville de Tema et ses différents « community » (arrondissement) et même, les premiers jours dans le dédale du port de commerce. Il nous aide gentiment à nettoyer et ranger le 4X4, horrifié par la poussière. Malgré le travail supplémentaire que cela lui donne, il veut tout démonter et nettoyer : moustiquaires, housses des sièges,… Nous avons un peu honte de notre voiture !

Marie et KeithMarie et Keith, couple franco-américain, sont deux jeunes architectes. Ils sont en voyage pour trois mois au Ghana. Ils s’intéressent, dans le cadre de projets humanitaire, et notamment avec Emmaüs, aux méthodes de construction bon marché d’habitation avec des matériaux simples (terre, bois,…). Joyeux et généreux, nous passerons de bons moments en leur compagnie. Ils nous apprendrons beaucoup sur la culture ashanti qu’il connaissent maintenant très bien. Dès leur retour en France, prévu pour janvier, ils livreront les résultats de leur étude dans un livre sur l’architecture au Ghana et dans une exposition à Paris.

Au Burkina Faso

Vincent et NadègeVincent et Nadège, rencontré à Ouagadougou, sont arrivés au Burkina Faso il y a 3 mois, et enseigneront pendant 2 ans à Kaya. Ils avaient découvert et apprécié l’Afrique au cours de précédents voyage, en tan que touristes, et souhaitaient s’intégrer plus dans la population. Ils sont au Burkina par l’intermédiaire du DCC qui propose des compétences occidentales à des pays en voie de développement, dans différents domaines (médecine, enseignement,…). Ce n’est pas exactement un statut d’expatrié ou de coopérant classique, car leur salaire consiste en une indemnité fixée à 150 euros par mois. Vincent et Nadège se satisfont de ce système qui leur permet de vivre complètement immergés dans la société africaine. Nous sommes épatés par cette démarche courageuse. Ils relatent sur leur site internet leur aventure (www.ifrance.com/yibeogo).

PaulNous retrouvons à Ouagadougou, par hasard, Paul rencontré le 13 octobre à la frontière du Maroc et de la Mauritanie, avec chiens et perroquet. Il faut dire que son 4X4, un Nissan Patrol orné de dessins (scorpion, cheval) ne s’oublie pas. Paul construit un village touristique aux abords de la mare aux crocodiles sacrés de Sabou, gros village sur la route reliant Ouaga à Bobo. Paul nous a raconté l’histoire incroyable de son entreprise : il tenait un restaurant d’altitude sur une piste de Chamonix. Le 4x4 de PaulAprès une saison fructueuse, il décide de faire découvrir l’Afrique, qu’il connaît bien, à sa femme. Il achète son 4X4 et leur voyage les conduit jusqu’à Sabou. Le jour de leur arrivée en ville, le plus vieux des crocodiles de la mare, que personne n’avait vu depuis des mois, est sorti sur la berge. Les anciens y voient un excellent présage et le roi de Sabou offre à Paul des terres. Paul décide d’honorer cette confiance et de retour en France, il vend son affaire et retourne bâtir, un village touristique sur sa terre de Sabou. Les villageois collaborent activement à la construction du village, qui comprendra une ferme, des cases, des vergers et un manège pour les chevaux. Cette entreprise est une occasion d’apporter du travail aux jeunes de Sabou en retenant es touristes qui viennent voir les crocodiles, et qui ne faisaient, jusqu’à présent, que passer. Le domaine, proche de la nature africaine, proposera des promenades à pieds, en 4X4 ou à cheval dans la brousse, à la rencontre des villages alentours. Il s’appellera Weogo : « l’esprit de la terre ».

AbdoulayeAbdoulaye est chargé de trier et oblitérer les lettres en partance de la poste de Bobo. Vêtu d’un maillot aux couleurs de l’équipe des bleus, c’est ancien joueur de foot professionnel a été joueur professionnel. Très longtemps dans l’équipe de Bobo, il a joué de 1976 à 1980 avec les « étalons », l’équipe nationale du Burkina Faso. Il a ainsi eu la chance de visiter quelques pays d’Afrique dont la Libye.

SimonSimon est guide à Bobo-Dioulasso. Nous avons visité en sa compagnie la vieille ville de Bobo et la région de Banfora. Il est prodigue en explications et vous apprendra beaucoup sur les us et coutumes de son pays. Nous avons particulièrement apprécié la visite du marché d’un petit village où nous avons découvert l’usage de multiple fruits, graines, légumes ou épices que nous côtoyions depuis plusieurs semaines. La région de Banfora peut se visiter aisément sans guide mais Simon nous a emmené au lac de Tengrela par de petites pistes ravissantes parmi les rizières. Lorsque Simon vous guide, il est dans votre équipe : il est intervenu auprès d’un policier alors que Pascal venait de griller un stop, nous évitant ainsi une amende qui promettait d’être salée. simonsanon@yahoo.fr

 

Au Mali

Muriel, Olivier et Basile
Nous avons rencontré Muriel, Olivier et leur petit garçon Basile à Bamako. Ils descendent vers le Burkina Faso à bord de leur camionnette bleue qui arbore le nom de leur troupe : le Pistil Circus. Car Muriel et Olivier tiennent près d’Albi une école de cirque (www.pistilcircus.com - email : contact@pistilcircus.com). Au cours de leur voyage ils font des spectacles ou donnent des cours dans les villes et les villages. Basile et Léa, qui ont le même age, sont grands copains et adorent se retrouver au hasard de nos voyages respectifs.

En Mauritanie

Moulay sera notre guide pour une longue boucle dans le désert mauritanien. Il travaille avec Justus du Bab’ Sahara à Atar. Avec lui à bord, nous éteindrons le GPS pendant 10 jours et nous laisserons mener en nous concentrant sur la conduite (cela occupe très largement !) et nous contentant d’admirer les paysages. Moulay fait ce métier depuis une dizaine d’années déjà : il connaît très bien les pistes et leurs voies de remplacement si le mouvement des dunes ou un éboulement bloque un passage.

Il explique patiemment les projets pour le lendemain, le surlendemain, en prenant soin de ponctuer ses phrases « d’Inch Allah » précautionneux : ce ne sont que des projets… Mais il est sérieux et fiable : vous pouvez compter sur lui et sur ses efforts pour vous rendre le voyage agréable. Lorsque la voiture s’ensable il s’énerve un peu, allume une cigarette et pellette des brassées de sable en marmonnant. Maugrée t il contre ce touriste incapable de conduire correctement dans les dunes et ses lourds bagages ? Se donne t il du courage pour cet exercice physique sous le soleil ? Invoque t il quelque aide divine ? Nous ne le saurons pas.
Moulay nous introduira auprès de nomades, qu’il les connaisse ou non, et sera un intermédiaire essentiel pour de nombreuses rencontres inoubliables.
Nous ne saurons que vous recommander ce vibrionnant et bavard guide parfaitement bilingue : moulaychrif@yahoo.fr [10/11/2004]

A Chingetti, notre guide Moulay passe le relais à un collègue : Dhamed. Celui-ci ne parle pas Français ce qui limite les discussions. Il nous a aussi été conseillé par Justus et il se révèle d’une efficacité extrême : c’est un pro du pilotage des 4X4 et nous ne patinons jamais en vain. Il sait lorsqu’il forcer le passage ou accepter de mettre les plaques à sable et de pelleter pour sortir la voiture du sable mou. Il nous conduit sans encombre jusqu’à Tidjikja en évitant au maximum les ensablements. Un jour, nous passons même sans aucun problème à quelques centaines de mètres de cinq 4X4 conduits par des Mauritaniens, tous ensablés à quelques mètres les uns des autres. Dhamed connaît parfaitement le désert et évite ses entourloupes avec brio. Il est en toutes situations d’un calme olympien et affronte avec compétence et décontraction les problème, la tête enveloppé dans son large chèche olive.

Le bab'sahara - crédit : http://www.tourfactory.de/inhalt/album.htmlJustus est Hollandais d’origine et parle 9 langues. Il nous accueille donc en Français dans son camping, le « Bab’ Sahara » à Atar. Aillant pas mal baroudé en Afrique, il a entre autre été mécano au Mali. Comme les Africains, il aime les enfants et réserve à nos filles quelques surprises : le droit d’utiliser gracieusement une de ses fraîches cases de pierres (chambres pourtant à louer aux voyageurs) pour la sieste des loulouttes. Elles ont aussi le droit de prendre un bain d’eau fraîche dans de larges bassines : cadeau inestimable dans ce vaste désert mauritanien.

Au Maroc

Lahcen est pêcheur.
Sans bateau (j’ai le mal de mer ! dit il), ni filet, il attrape mulets et dorades, au moulinet, dans les rochers qui bordent sa plage. Il vit dans un village à 6 kilomètres de la mer, au Sud d’Agadir. Pour pêcher, il gagne à mobylette un petit village, adossé à des falaises de sable, face à l’océan. Ces petites maisons servent de refuge aux pêcheurs, ou même de maison de vacances à des habitants de son village. Les pêcheurs les construisent eux-mêmes, en deux jours, avec l’aide d’un maçon.
Lahcen nous a accueilli chez lui, et nous a offert le refuge de sa maison pour nous reposer. Grillade de poisson, Tagine et thés à la menthe, face à l’océan… le rêve. Lahcen a des amis « partout en Europe », des voyageurs qu’il a rencontré aux alentours de son village. Certains reviennent le voir et passent leurs vacances avec lui. On les comprend, son hospitalité et sa gentillesse nous laisserons un merveilleux souvenir du Maroc.
A une prochaine fois Lahcen et bonne pêche !.
[14/10/2004]

La préparation du voyage provoque des rencontres avant même que nous ne soyons sur les routes :

Anne-Sophie et Pascal sont fins prêts pour entamer un grand projet de voyage : ils partent en septembre 2004 à bord de leur Toyota pour un voyage de 2 ans. Ils traverseront d'abord l'Afrique du Nord au Sud puis découvriront ensuite l'Australie et de la Nouvelle Calédonie.Nous avons fait connaissance d'Anne Sophie et de Pascal sur le forum du site des Sahariens (www.sahariens.info). Nous cherchions chacun des compagnons de voyage pour ne pas s'aventurer seul dans le désert mauritanien en octobre 2004. Après quelques échanges d'emails, nous nous rencontrons pour la première fois au cours d'un week-end d'août.

Damayanti et Marc parcourent le monde à bord de leur Toyota aménagé. Leur site internet (www.bourlingueurs.com) est un véritable portail ouvrant sur différents sites riches en photos et en récits de voyage, décrivant de nombreux pays. Ils ont notamment parcouru l'Afrique de l'Ouest et l'Afrique Australe. Nous les avons contactés par email. Ils nous accueillent gentiment chez eux (www.chateaudebrou.com) et nous font partager leurs expériences de l'Afrique.

Pascal,Nadine et Alain
Ces voyageurs ont l'habitude des raids en 4X4 en Afrique. A bord de leurs Toyota, ils ont déjà exploré les pistes de Libye, du Maroc, de la Mauritanie, du Mali et du Sénégal. Pascal tient un site très complet donnant de nombreux itinéraires repérés soigneusement au GPS (www.voyages4X4.com). Elaborés à partir de cartes et de photos satellite, les pistes indiquées ont été vérifiées sur place. Un outil formidable pour organiser un périple ! Contactés par e-mail, Pascal, Nadine et Alain nous prodiguent gentiment conseils et recommandations pour nous aider à préparer notre voyage.

Pascal Nadine Alain

Nous avons rencontrés Martine et Robert au French National 2004. Ils ont ramené de leurs escapades au Maroc à bord de leur Defender, le goût des découvertes et des voyages en 4X4 et... des recettes fabuleuses de tagines et autres douceurs orientales. Ils préparent maintenant un grand voyage de plusieurs années et à travers plusieurs continents (les 5 ?). Robert est un ingénieux bricoleur dont les conseils nous ont été forts utiles.
Leur site Internet : www.kookynet.net

 

Avant le départ

Lionel est le patron de « La Boite à Lands », un garage installé à Alfortville (Val de Marne). Docteur ès-Land Rover, il connaît sur le bout des doigts Def, Disco et autres Reu-Reu qui viennent en nombre trouver réparation dans son antre. En plus, en tant que voyageur et vétéran du Dakar, il connaît très bien l’Afrique de l’Ouest. Avant le départ, nous passons de longues heures en sa compagnie car il n’est pas avare de conseils. C’est chez lui que nous ferons quelques modifications sur OZ pour le départ : gros réservoir de gasoil, batterie supplémentaire, coquille de pont et amortisseurs costauds. Et pendant le voyage, lorsque nous avons quelques soucis mécaniques, il assure avec gentillesse la « hot line » : il renseigne toujours avec grande compétence les piètres mécanos que nous sommes.


Mise à jour : 2/10/05