Accueil
Projet
Carnet de Route
Galerie
Rencontres
L'Equipage
Contact
Itinéraire
Vidéos

 

En Zambie

 

 

Le 22 mai : à Livingstone

Le bacNous avons passé la nuit à Kasane et partons de bon matin vers Kazungula et la frontière zambienne. Les formalités de sortie du Botswana accomplies, il faut traverser le Zambèze à bord d’un petit bac. De nombreux camions attendent leur tour. Heureusement, c’est dimanche et la file d’attente reste raisonnable. Il paraît qu’en semaine il n’est pas rare d’attendre plus de 5 heures pour traverser ! Une fois sur l’autre rive, nous accomplissons les formalités d’entrée en Zambie. Ambiance étrange et un peu « faune » à ce poste frontière : Deux jeunes se disputent au sujet d’un vol d’argent et demandent au policier de l’immigration d’intervenir ; pendant ce temps un homme théâtralise ses négociations avec le douanier et invoque « Jesus Christ » à maintes reprises ; un soit-disant représentant d’une compagnie d’assurance essaie de nous vendre une soi-disant police obligatoire.... Léa et Rose sont enchantées car un des policiers a appris le Français et échangent avec elles quelques mots : enfin quelqu’un qu’elles comprennent et qui les comprend dans ces pays anglophones ! Nous passons les formalités sans difficulté et partons vers Livingstone.

Les chutes La petite ville qui porte le nom du découvreur des chutes Victoria en est l’accès côté zambien. La perspective est bien moins bonne que du Zimbabwe. On peut cependant marcher un peu le long du Zambèze, jusqu’à atteindre le gouffre où il tombe. Spectaculaire. Le débit est tel, après la saison des pluies, que nous sommes bien vite trempés jusqu’aux os. Pendant la promenade des bandes de singes (des petits vervets ou d’inquiétants babouins dont certains sont de la taille de Léa) nous escortent.

Du 23 au 25 mai : Le lac Kariba

Nous quittons Livingstone et empruntons la belle route asphaltée qui conduit à Lusaka. Paysages de brousse et de forêts aux couleurs de l’automne qui rappellent ce que nous avons entrevu du Zimbabwe voisin.

Nous retrouvons en Zambie les innombrables check-point routiers existant en Afrique de l’Ouest. Après chaque ville, un barrage de police arrête courtoisement les véhicules : « Hello, How are you ? », « Fine, Thank you », puis il y a des variantes, selon le policier…

Lors du premier contrôle, le policier nous demande si nous transportons « guns or firearms ». Comme nous n’en avons pas, il nous souhaite bon voyage. Lors du second contrôle, le policier nous demande l’assurance de la voiture. « Elle est rangée à l’arrière dans un tiroir (ce qui est vrai) » « OK, bon voyage ».

Lors du troisième contrôle, le policier tient absolument à trouver quelque chose : « Assurance ? », « La voici » « Les deux triangles de signalisation ? », « Les voici », « Les réflecteurs lumineux avants ? », ah, là, mauvaise pioche, on a pas. On essaie d’expliquer qu’on ne savait pas que c’était obligatoire mais le policier excédé de notre anglais passable s’énerve. Il nous dresse un procès verbal sur une feuille volante et nous envoie payer l’amende au poste de police de la ville voisine. En chemin, on achète les deux autocollants réflecteurs lumineux obligatoires, et on les colle sur le pare choc. Au poste de police, on nous réclame 54 000 kwachas (5 000 kwachas = 1 euro environ). Forts de notre bonne foi, on explique qu’on ignorait qu’ils étaient obligatoires, on argumente, proteste auprès du préposé aux contraventions qui finalement, nous laisse gentiment repartir sans amende. Les autres contrôles se passeront sans anicroche jusqu’à notre destination, Siavonga, sur le bord du lac Kariba.

Vers le lac KaribaLa route devient vallonnée et la brousse s’embellit de beaux baobabs et de villages de cases de terre rouge aux toits de paille. Soudain Rose, habituée aux « game drive » dans les réserves s’écrit : « Regardez ! un point d’eau pour que les animaux boivent ! ». Sacré point d’eau ! C’est l’immense lac Kariba, d’un bleu profond. Une petite plage sur laquelle viennent s’échouer des vagues… On se croirait au bord de la mer. A l’horizon, on aperçoit les montagnes du Zimbabwe. L’endroit est calme et reposant. Nous nous y arrêtons pour une journée de repos sur sa rive. De tant à autre, la tête d’un hippo soufflant et agitant ses oreilles ou celle, discrète, d’un crocodile à l’affût sont visibles. Pas de baignade possible dans ce lac africain !

Le lac Kariba

GALERIE :
« LE LAC KARIBA  »
cliquer sur l'image ->
Galerie, 7 photos

Les 26 et 27 mai : le Lower Zambezi National Park

Le petit bac Du lac Kariba nous gagnons Chirundu. Ce gros village est un poste frontière avec le Zimbabwe et la route est encombrée d’innombrables poids lourds qui, garés sur les bas cotés, attendent de changer de pays. Nous n’allons pas au Zimbabwe mais obliquons sur une piste vers le Nord qui mène au Lower Zambezi National Park. Ce parc zambien longe le Zambèze et nous souhaitons le traverser d’Ouest en Est pour gagner le Malawi en évitant de passer par Lusaka, la capitale de la Zambie. Nous traversons la rivière Kufue à bord d’un petit bac. Reliée aux deux rives par un câble, l’embarcation est propulsée à… l’huile de coudes : deux hommes tournent une manivelle pour qu’avance une crémaillère. Longue et silencieuse traversée de la paisible rivière.

Nous campons à quelques kilomètres de l’entrée du parc, au bord des eaux calmes du large Zambèze. En arrivant au camping, avant même d’avoir payé, nous devons signer une décharge de responsabilité en cas de blessure ou de dommages causés par les animaux. Les éléphants e les hippopotames déambulent quelques fois sur les emplacements. Effectivement, nous contemplons depuis notre tente les éléphants et les hippopotames qui se baignent dans le fleuve.

L'entréeRenseignements pris, il n’est pas possible de traverser le parc : la piste forestière est très mauvaise et nul ne s’y risque à moins d’être plusieurs véhicules. Lorsque l’on voit l’état de la piste qui mène au parc, complètement ravinée lors de la saison des pluies, et pourtant empruntée par les 4X4 des lodges, on n’ose imaginer la piste du parc ! Il doit falloir y aller en convois de 4X4 avec treuils et tronçonneuses. Nous ne nous sentons pas prêts pour un Camel Trophy en solo. Visiblement, à mesure que l’on remonte vers le Nord depuis l’Afrique du Sud, le rapport (entretien du parc / prix d’entrée du parc) tend vers zéro : ce que nous avions remarqué au Botswana est encore plus vrai en Zambie ! On se fait même une petite frayeur en passant un gué, juste avant l’entrée du parc, un peu trop profond à notre goût…

Nous passons malgré tout la journée du 27 mai dans le parc à la recherche de ses animaux sauvages. La piste serpente dans le parc entre le Zambèze et la montagne Kalishishi et offre de beaux paysages de brousse. Là encore, nous admirons de nombreux groupes d’éléphants. Nous les cherchons, les cherchons, et lorsque nous les trouvons, la troupe est si nombreuse et si proche de nous qu’il nous faut ensuite essayer de les éviter ! Buffles, hippopotames, impalas, antilopes kudu, vautours, aigle pêcheur, babouins et singes vervet se laissent saisir par notre objectif. Pourtant, nous sommes presque déçus : un comble ! En effet, maintenant que nous avons contemplé nombre d’herbivores africains, d’éléphants, d’hippos, nous sommes devenus exigeant et attendons les félins, lions, guépards, léopards,… Mais ils sont moins nombreux et plus discrets. Le top du top serait d’être témoin d’un « kill » : le prédateur se saisissant de sa proie. Mais là, on devient vraiment trop exigeant. Peut être en Tanzanie ou au Kenya ?

GALERIE :
« LE LOWER ZAMBEZI NATIONAL PARK »
cliquer sur l'image ->
Galerie, 13 photos

Le 28 mai : vers Lusaka, la capitale de la Zambie

A Lusaka Puisqu’il est impossible de traverser le parc, nous rebroussons chemin et repartons par la piste très cabossée et ravinée (2h pour couvrir 40 km), reprenons le petit bac et atteignons Lusaka dans l’après-midi. Lusaka est une ville moderne. De taille semblant raisonnable, elle possède cependant ses gratte-ciels et de vastes centres commerciaux. Nous avons, toute la journée, traversé d’innombrables villages de cases : sacré contraste ! En faisant notre ravitaillement dans un de ces « mall », nous trouvons même une boulangerie avec de vraies baguettes croustillantes comme chez nous. Nous n’en avions plus mangé depuis notre départ, il y a 9 mois… Quel régal !

Au camping, nous apprenons que nous avons été précédés d’une journée seulement par nos amis danois Pia et Paul. Nous ne savons pas où ils sont repartis, mais nul doute que nous allons nous recroiser prochainement. Près de notre emplacement, il y a une aire de jeux avec un trampoline et une cabane remplie de jouets. Pour Léa et Rose, c’est Disneyland et elles jouent jusque tard dans la nuit. Finalement, épuisées et prêtes à s’endormir dans la cabane, elles acceptent de rejoindre notre tente.

Le 29 mai : vers Chipata

Nous quittons Lusaka de bon matin et couvrons en une journée les 600 km qui séparent la capitale zambienne de la ville de Chipata, près de la frontière du Malawi. Durant ces longues journées en voiture, Léa et Rose s’occupent sagement : elles dessinent beaucoup et couvrent les pages de cahiers entiers d’animaux d’Afrique ou de coloriages. Nous écoutons des disques pour enfants de chansons ou d’histoires.à vélo Mamie a rapporté dans ses bagages un disque de Noël : nous traversons des villages de cases sous un soleil torride et sur la musique du petit papa Noël… surréaliste ! Mamie a aussi apporté la méthode d’anglais Assimil pour les 3-6 ans. Léa qui, depuis le Ghana, aimerait discuter avec tous ces gens qui ne parlent pas Français, s’initie à l’Anglais en chantant et ajoute : « Avec ce disque, Papa, tu vas pouvoir apprendre l’Anglais ! ».

nids de poule L’asphalte est impeccable jusqu’à Nyimba. Ensuite, il est très abîmé, couvert de profonds et nombreux nids de poules qui obligent à freiner et zigzaguer sans arrêt. La route taillée dans la brousse, traverse de jolies petites montagnes. C’est Dimanche et tout le monde se promène, se rend visite, va à la messe, discute… sur la route où circulent de nombreux cyclistes. Des familles entières se déplacent à vélo : papa pédale avec un enfant assis sur le guidon et maman, un enfant dans le dos, est installée sur le porte-bagage. Camion de cotonNous retrouvons en Zambie des scènes d’Afrique de l’Ouest qui avaient disparues d’Afrique Australe : des femmes, un bébé dans le dos, portent des sceaux d’eau ou du bois sur leur tête, femmes et enfants remplissent des bidons d’eau à la pompe du village… feux de brousse Les bas côtés sont bien entretenus : régulièrement, nous voyons des groupes d’hommes qui coupent les hautes herbes à la main : debout, ils balancent inlassablement, à bout de bras, une canne équipée d’une petite lame et nettoient ainsi des kilomètres de voirie. Parfois, ce sont de grands feux de brousse qui font le travail. Ils viennent lécher le bitume et enfument la route. En arrivant vers Chipata, nous croisons des camions qui transportent le coton récolté dans les champs alentours.

Le 30 mai et le 1er juin : le South Luangwa National Park

Chipata relie le South Luangwa National Park par 130 km d’une mauvaise piste. Nous les couvrons en 5 heures. Un ranger nous explique que les pistes d’accès aux parcs sont mal entretenues à dessein : il s’agit de compliquer la tache des braconniers. Il leur est plus délicat d’évacuer leur lugubre butin. Seuls les 30 derniers kilomètres sont bitumés. Ils relient l’aérodrome aux lodges de luxe, installés dans le parc ou ses environs. Cet asphalte lisse comme un billard après cette terrible piste de pierres et de tôle ondulée est un des mystères de l’Afrique. Nous nous livrons pendant deux jours à notre chasse pacifique aux animaux. Du lever du soleil à 11 h environ, nous parcourons le parc à la recherche de ses habitants. Puis, retour au camping pour le déjeuner et un peu de repos et nous repartons vers 16h jusqu’à la tombée de la nuit. Là encore, le camping est ouvert et les animaux s’y promènent. A la nuit tombée, nous y apercevons des éléphants. Le sommeil est bercé par les bruyants grognements des hippos (que Rose imite maintenant à la perfection) et les hurlements de hyènes (qui ne ressemblent finalement pas à un rire).

Les voyageurs vont au South Luangwa voir les léopards. Vivant dans les arbres, chassant à la tombée du jour, ce félin est particulièrement difficile à observer mais ceux du South Langwa se laissent parfois photographier. Nous n’en voyons malheureusement pas au cours de nos deux jours dans le parc mais découvrons un nouvel animal africain : les mouches Tsé-Tsé. Ponctuelles, elles surgissent à 16h sonnantes et poursuivent la voiture, se posant sur les ailes et la carrosserie par dizaines, certainement attirées par la chaleur. Fenêtres fermées, nous poursuivons la promenade dans le parc avec la clim. Elles guettent la moindre ouverture et profitent de la fenêtre entrouverte le temps d’une photo pour entrer dans l’habitacle et nous piquer. A 17h30, elles disparaissent comme elles sont arrivées. Curieux insectes… Nous voyons de nombreux éléphants, antilopes, zèbres, girafes, hippos et crocos et surtout la grande antilope « waterbuck » avec ses longs poils. Encore et encore des impalas qui, étrange association, semblent vivrent en communauté avec les babouins. Un immense troupeau de plusieurs centaines de buffles énormes s’étend à perte de vue dans la brousse… impressionnant !

Arbre à saucissesNous voyons aussi de nombreux et spectaculaires « arbres à saucisses » et leurs fruits de taille impressionnante. Mieux vaut ne pas en prendre un sur la tête au passage : leur poids peut atteindre les 10 kilos !

Filtre à gasoil De retour au camping, une fois à l’arrêt, nous sentons une forte odeur de gasoil : la bouzine semble nous jouer un nouveau tour : le bouchon en plastique de vidange du filtre à gasoil s’est cassé. Le filtre fuit et nous ne pouvons plus rouler comme cela. Nous sommes à 130 km de piste de la première ville… La solution est heureusement à la portée de novices en mécanique. Nous remplaçons le bouchon par une vis de même diamètre que nous coupons à la bonne longueur. Respectant la fameuse « loi des séries », le même jour, Pascal, en écrasant une mouche Tsé-Tsé, fend le pare-brise qui était fragilisé par une pierre reçue en croisant un camion. La petite étoile de l’éclat est maintenant une belle fêlure. Nous essaierons de réparer Oz à Lilongwe, au Malawi. Et jamais deux sans trois, un court-circuit dans notre lampe rechargeable manque de mettre le feu à la voiture. Heureusement que le fusible a rempli son rôle ! Mauvaise journée pour OZ…

GALERIE :
« LE SOUTH LUANGWA NATIONAL PARK »
cliquer sur l'image ->
Galerie, 20 photos

Le voyage se poursuit au Malawi

mise à jour : 15 juin 2005