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En Tanzanie

 

 

Du 10 au 13 juin : vers Dar Es Salaam

Sur la route vers la frontière tanzanienne Pascal écrase une poule qui se jette sous nos roues lors de la traversée d’un village et commet une seconde erreur en s’arrêtant. Les villageois accourent vers nous et, en brandissant la volaille étripée, annoncent le tarif : 1 dollar US. On paye sans discuter. On s’en tire bien et repartons en redoublant de prudence. L’accident est la hantise du conducteur sur ces routes où on trouve de tout : véhicules en tout genre, hommes, femmes et enfants et tous les animaux de la ferme depuis les poules jusqu’au bœufs en passant par les chèvres, les moutons, les ânes…

A la frontière, il nous faut protester, argumenter, et tenir bon lorsque le douanier tanzanien nous réclame 100 dollars US pour l’autorisation de circuler. La somme nous semble faramineuse, bien supérieure aux taxes diverses qui accompagnent l’entrée d’une voiture dans un pays qui oscillent entre 20 et 30 dollars US. Finalement, il faut l’intervention du chef des douanes qui nous apprend que les voitures individuelles sont taxées pour 25 dollars. 100 dollars, c’est pour un camion… Notre douanier s’était trompé… Après une nouvelle discussion avec un soit-disant assureur qui veut nous fourguer une soit-disant seconde assurance, la notre étant soit-disant non-valide…nous entrons en Tanzanie.

Il manque une dentAu cours de ce long voyage à travers l’Afrique, nous voyons nos filles grandir et changer. Quelques signes indiquent soudainement que les louloutes poussent vite : Léa perd aujourd’hui une dent (Une question ne cesse alors de la tarabuster : Y a t il des petites souris en Afrique ?) ; Rose nous demande de nous arrêter pour aller sur le pot. Elle commence à être propre, très motivée car elle veut « aller à l’école ». Un cycliste nous fait bien rire car en voyant Rose sur son pot au bord de la route il nous demande « The baby has some difficulties ? ».

Vers MeybaNous gagnons Mbeya par une magnifique piste qui serpente sur les collines. Les paysages sont splendides composés d’un patchwork de villages et de bananeraies et de champs dans une gamme infinie de verts et d’ocre. Certains passages trialisants et d’autres ressemblant à un sentier nous font douter de la validité de ce trajet, de même que l’air sidéré des paysans qui nous regardent passer. Pourtant ils nous confirment bien que oui, oui, Mbeya c’est par là. Après plusieurs heures, nous arrivons à destination.

covoiturageA Mbeya, près du marché, une station de bus offre un étonnant spectacle : l’Afrique donne l’exemple à l’Europe gaspilleuse avec un covoiturage hors du commun !

Nous gagnons ensuite Dar Es Salaam en faisant deux autres étapes : l’une à Iringa et l’autre vers Morogoro. Nous rencontrons l’étonnante Patricia. La route est convenable mais utilisée par de multiples camions, autocars et bus qui roulent comme des fous. La limitation de vitesse à 80 km/h n’est pas du tout respectée. Parfois ces monstres entreprennent de se doubler sans visibilité… ils nous ont fait quelques frayeurs. Pourtant, là encore les contrôles de police sont fréquents. Les policiers sont vêtus d’un uniforme blanc immaculé et nous arrêtent courtoisement, parfois en se moquant de notre ignorance du Swahili et en s’amusent de Léa et Rose qui leurs répondent « Akuna Matata ».

Plantation de théLa route est très belle et serpente au milieu de petites montagnes. Au village de Nyororo nous empruntons une piste passant par Kibao et qui traverse des plantations de thé. Nous traversons une magnifique « vallée des baobabs » où ces arbres s’étendent à perte de vue abritant de leurs courtes branches des villages de cases carrées. La route traverse (gratuitement !) le parc national de Mikumi sur une cinquantaine de kilomètres.Mosquée Le long de la route, nous admirons ainsi des zèbres, des gnous, des girafes, des impalas, des babouins, et même une famille d’éléphants. La route traverse ensuite des paysages verdoyants dont l’horizon est bordé de hautes montagnes bleues). Dans les villages, les mosquées, qui commençaient à réapparaître au Malawi sont de plus en plus présentes. Les femmes portent le voile coloré fait de tissus aux motifs africains. En remontant vers le Nord nous retournons dans le monde musulman.

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« VERS DAR ES SALAAM»
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Du 14 au 17 juin : à Dar Es Salaam

Pour une fois, nous trouvons en Dar Es Salaam une grande capitale où nous nous sentons bien. Installée au bord de l’Océan Indien, la côte est bordée de longues plages de sable blanc et est étonnamment peu construite et propre. Les voiles triangulaires des bateaux, les « dhows », glissent sur l’eau limpide dès le lever du soleil.

Dar Es Salaam était, depuis l’île de Zanzibar, juste en face, la porte d’entrée des marchands (et trafiquants d’esclaves) arabes en Afrique noire. C’est un mélange charmant d’Afrique et d’Orient. Les femmes sont voilées et drapées dans de longues robes ne laissant dépasser que les pieds, les mains et le visage. Quelques unes sont en noir, mais pour la plupart, les tissus sont bariolés et multicolores. La joyeuse Afrique noire n’est pas loin.

En prenant un bac bondé, nous accédons à l’autre rive de Dar Es Salaam et trouvons un camping au bord de la plage. Les nuits sont bercées par l’Océan. Nous passons les journées à diverses démarches avec plus ou moins de succès . La glaceNous mettons à jour le site pour donner des nouvelles fraîches. A notre grande surprise nous obtenons facilement l’improbable visa pour le Soudan. Par contre, notre climatisation reste irréparable. D’après le garagiste Land Rover, le circuit a été remplis en France par un liquide de refroidissement inapproprié qui a endommagé un filtre, qui est introuvable à Dar Es Salaam avant plusieurs semaines. Nous essaierons de trouver la pièce à Nairobi.
A l’ambassade de France, on nous indique le quartier des expatriés. Nos filles peuvent y manger ce qu’elles veulent, y compris des glaces en abondance et même trouver des copines qui parlent Français ! Il y a même une boulangerie française tenue par des Libanais qui sert pains au chocolat et baguettes.

Les voyageurs rencontrés en route nous ont mis en garde contre les voleurs en Tanzanie. Tant et si bien, que pour Léa, c’est « le pays des voleurs »… Raccourci fâcheux : heureusement que les tanzaniens ne parlent que Swahili et Anglais ! Nous restons cependant sur nos gardes et laissons le moins possible la voiture sans surveillance en ville. Le camping où nous logeons est bien gardé et, pour la première fois depuis le début de notre voyage, les gardes y sont armés de fusils dès la nuit tombée. Mais cela ne gâche pas la beauté de l’endroit : de notre tente, à quelques mètres de la plage, nous voyons les embarcations des pêcheurs partir vers le large dans le soleil levant.

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« A DAR ES SALAAM»
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Du 18 au 21 juin : à Zanzibar

Stone TownNous abandonnons OZ au camping (en croisant les doigts) et embarquons pour Zanzibar. Nous arrivons dans la ville de Stone Town après une petite croisière d’une heure et demi. Encore plus orientale que Dar Es Salaam la ville est très belle. Les bâtiments coloniaux et ses petites ruelles, au bord des eaux claires de l’océan lui donne un charme exotique séduisant. Les portes des maisons sont richement sculptées. Si elle était plus propre, cette ville serait vraiment magnifique. Nous passons 4 jours de vacances sur l’île, en oubliant les pistes et la poussière.

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« A STONE TOWN »
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Kizimzaki

Les dauphinsA Kizimkazi, dans le sud de l’île, nous embarquons dans un petit bateau à moteur à la recherche des dauphins. l'homme et les dauphins...Nous sommes seuls dans ce bateau mais plusieurs autres, chargés d’autres touristes sont déjà au large. Lorsqu’on trouve les dauphins, les bateaux s’approchent et plusieurs baigneurs (dont Pascal), équipés de masque et tuba sautent à l’eau pour les voir. Immanquablement les cétacés s’éloignent lentement et disparaissent. Même en se disant que ces animaux, si véloces, peuvent échapper facilement aux barques, l’expédition est un peu glauque et ressemble à du harcèlement jusqu’à ce que… L’un des dauphins s’approche de Pascal à quelques mètres et, curieux l’observe immobile. Puis il se met la tête en bas, toujours souriant et le face à face se prolonge.Le coquillage Etrange et maladroit bipède semble t-il se dire, amusé. Moment magique ! La poursuite se termine lorsque quelques nageurs remontent en hurlant dans leur bateau : ils ont été piqués par des méduses et, ne sachant pas ce qui leur faisait mal, ils ont paniqué. Mais rien de grave. Pascal, qui replonge malgré tout à la recherche des dauphins se fait piquer à son tour et abandonne à regret. Léa, qui n’a pas oublié combien les méduses sont dangereuses pour Nemo et Dorie a une belle frayeur de voir son papa avec ces méchantes bêtes !

Le hennéA Kendwa, dans le Nord de l’île, nous nous installons dans un hôtel au bord de la plage. Le site est splendide, le sable blanc, les eaux turquoises…. Depuis la plage, nous regardons les femmes vêtues de tissus multicolores pêcher. Comme en Mauritanie, Nathalie et Léa se laissent peindre les mains de motifs au henné.

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« A ZANZIBAR »
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Nous allons à Nungui voir un chantier naval où se construisent les barques des pêcheurs. Nous allons aussi et surtout voir l’aquarium de Nungui : un bassin d’eau de mer, qui se rempli avec la marée et qui sert aux pêcheurs locaux à conserver une quinzaine de tortues de mer. Ils capturent quelques bébés fraîchement éclos et les élèvent à l’abris des prédateurs dans leur bassin avant des les remettre à l’océan. Léa et Rose commencent par nourrir d’une espèce d’algue les grosses tortues marines qui viennent leur manger dans la main et qui se laissent caresser la tête. Il faut retenir la petite Rose par le col pour l’empêcher de plonger. Ensuite elles peuvent, ravies, prendre une des minuscules jeunes tortues dans leurs mains. Depuis Rose joue au bébé tortue et veut qu’on l’appelle « crush ».

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« LES TORTUES DE NUNGUI »
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Le 22 juin : à Dar Es Salaam

De retour de notre île, nous retrouvons OZ intact : à notre grand soulagement, le camping est gardé très sérieusement. Nous passons une journée à récupérer un nouveau filtre à eau (le notre étant à présent usé d’avoir trop servi), envoyé par DHL par nos parents : l’agence DHL de Dar Es Salaam attendait que nous venions le réclamer pour s’occuper du dédouanement… qui prend du temps.

Du 22 au 25 juin : vers Arusha et le Kilimanjaro

IRENTHE VIEW POINT

La forêtNous quittons Dar Es Salaam le mercredi par la route d’Arusha. Nous la quittons pour gagner par la piste Lushoto dans les montagnes Usambara.La piste Ces montagnes dominent la vaste plaine Masai et la piste qui serpente à flanc du massif, couvert d’une végétation tropicale, offre des points de vue somptueux, comme l’Irenthe View Point. Le regard porte si loin que l’on se croirait en avion. La plaine semble s’étendre à l’infini. La piste est peu visitée par les touristes : des enfants à qui nous demandons notre chemin s’enfuit en hurlant et courant, abandonnant sur place les paquets qu’ils portent ! Nous redescendons des montagnes et regagnons la route principale après 200 km. Le kilimanjaroLes villages se succèdent et nous croisons les bergers Masais, vêtus de leurs toges d’un rouge éclatant, armés de longues lances ou de bâtons et parés de magnifiques bijoux d’argent. Ils conduisent de grands troupeaux de vaches à travers la plaine. Mais ils ne veulent pas être photographiés… Dommage.

Nous reprenons la route vers Arusha que nous quittons peu après Moshi pour une piste qui passe entre le Kilimanjaro et le Meru. Malheureusement le ciel est nuageux depuis plusieurs jours et les neiges éternelles de la montagne mythique ne se laissent apercevoir que par instant. Rose, en voyant le sommet blanc qui culmine à 5 800 m, veut aller jouer dans la neige... Une autre fois, peut-être, quand tu seras un peu plus grande ! La piste est très belle et traverse de nombreux villages Masai avant d’atteindre finalement Arusha.

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« VERS ARUSHA ET LE KILIMANJAROI »
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Du 26 au 28 juin : à Karatu

Sur la route, arrêtés à un check-point, le policier nous demande l’assurance, les triangles de signalisation et les deux extincteurs (c’est nouveau). Il est déçu, on a tout. Tout le kit indispensable du conducteur en Afrique de l’Est. Nous gardons en réserve le gilet fluo, obligatoire en Espagne, qui dort sous le siège conducteur depuis notre départ de France. Peut-être nous le réclamerons-nous lors d’un prochain check-point ?

Nous arrivons à Karatu, dernière étape à quelques kilomètres de l’entrée du parc du Ngorongoro. Sur la route, venant d’Arusha, nous accompagnent d’innombrables 4X4 chargés des touristes qui partent pour les parcs du lac Manyara, du Ngorongoro ou du Serengeti. Incroyable, nous n’en avions jamais vu autant ! La migration des voyageurs qui partent voir la migration des zèbres et des gnous. Et nous ne sommes encore pas au plus haut de la saison !

Mais Nathalie est malade dans la nuit. A Zanzibar, pullulait l’animal le plus dangereux d’Afrique : le moustique. Nous avons été copieusement piqués. Aussi, elle prend un traitement anti-paludéen. Léa s’inquiète : « le docteur est malade ? » demande t elle. Mais bientôt, nous sommes tous malades : il semble que ce soit une amibe. Pourtant nous prenons beaucoup de précautions avec l’eau, la nourriture… Nous ne comprenons pas mais nous restons au camping le temps que tout le monde aille mieux. Nous y faisons la connaissance de Sven, qui emmène un groupe de touristes hollandais entre le Kenya, l’Ouganda et la Tanzanie, et nous donne gentiment de précieux conseils et tuyaux pour la suite de notre voyage.

Le 29 juin : le cratère du Ngorongoro

Nous entrons dans le parc mythique du Ngorongoro. La piste escalade la pente du volcan et lorsque nous arrivons au sommet, la vue embrasse l’ensemble du cratère dans un panorama fabuleux. La plaine verdoyante s’étend dans son enceinte montagneuse. On aperçoit les minuscules 4X4 qui la sillonnent ainsi que les troupeaux de zèbres et gnous, semblables à de petites fourmis. La poussière soulevée sur le lac asséché s’élève lentement : le volcan semble s’être réveillé. Nous sommes la seule voiture particulière au milieu des 4X4 des tour operators : les rangers insistent pour que nous embarquions l’un d’eux pour nous guider dans le volcan. Après quelques négociations, et surtout à la vue du peu d’espace libre dans le Land, ils nous délivrent un permis de circuler sans guide.

Le game drive dans le cratère est fabuleux. La densité d’animaux est telle que, tournant le regard d’un côté ou de l’autre, il y a toujours quelque chose à voir : troupeaux de zèbres, d’antilopes, de gnous ou de buffles, groupes de phacochères ou d’autruches, familles d’éléphants… Devant notre pare-choc traverse même un groupe impressionnant de 11 lions, lionnes et lionceaux. Un groupe de hyènes s’approchent lentement d’un petit springbok, semblant l’encercler. Mais l’antilope file entre les hyènes sans être inquiétée. Mais le pendant de cette richesse est le succès : où que le regard se porte, nous apercevons un 4X4 ou un minibus de touristes. Difficile de prendre une photo sans en avoir un dans le champ ! Les vastes espaces vides de Namibie, du Botswana, de Zambie ou du Malawi ne nous avaient pas habitués à une telle promiscuité !

La nuit sur les hauteurs du Ngorongoro est difficile. Nous sommes à 2 300 m et il fait un froid glacial. En plus la petite Rose est encore malade de son amibe. Lorsque nous repartons fatigués le matin, un épais brouillard s’étend sur le cratère comme un couvercle. Un vrai temps anglais. Difficile de croire que l’équateur n’est pas loin.

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« LE CRATERE DU NGORONGORO »
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Du 30 juin au 2 juillet : dans le parc du Serengeti

migration des zèbres

Le parc du Ngorongoro se prolonge vers l’Ouest par le parc du Serengeti. C’est l’époque où la migration des zèbres et des gnous, qui quittent le Ngorongoro au Sud et remontent jusqu’au parc du Massaï-Mara au Kenya, au Nord, atteint les rivières Grumeti et Mara. Leurs troupeaux se regroupent et ils s’étendent en nombre incalculable. Ils sont des milliers et des milliers. A perte de vue ce ne sont que d’immenses colonnes de zèbres et de gnous qui cheminent lentement dans un nuage de poussière. Incroyable. Dans quelques jours ils traverseront la rivière et aux mêmes endroits que les années précédentes. Et pas les plus faciles.

Suivant ces troupeaux, les carnivores sont eux aussi présents en nombre. Un petit chacal s’enfuit sous nos yeux pour dévorer une jeune antilope.

La densité touristique est elle aussi toujours impressionnante. Les 4X4, équipés de CB, se signalent la présence des fauves, toujours les animaux les plus recherchés des « game drive ». Dès qu’il est détecté, le pauvre animal est bientôt cerné par une vingtaine de véhicules. Cela manque un peu de charme. Mais du coup, en suivant un minibus qui file à travers la savane sans même ralentir en passant devant un éléphant ou une girafe, nous parvenons à coup sûr à un félin. Nous en voyons comme jamais auparavant.

Les photos de Léa
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Un matin, nous apercevons ainsi le 5 ème et dernier des « big five » que nous n’avions pas encore rencontré : le léopard. Il est perché dans un arbre, un peu lointain. Il disparaît après un moment dans les herbes. Nous enregistrons le point GPS de la rencontre et en revenant au même lieu le soir même nous assistons presque à un « kill ». Un gnou, fatigué, malade ou blessé chancèle dans les hautes herbes, essayant de fuir. Cachés par la végétation, nous voyons glisser, furtifs, autour du pauvre herbivore les robes tachetées de deux léopards. La proie est trop grosse pour eux, aussi attendent-ils leur heure, rodant autour du malheureux… Pas de photos dans cette lumière trop pale du crépuscule mais nous assistons à ce drame de la nature avec émotion.

Le lendemain matin, ce sont, deux lionnes qui se régalent d’un gnou à une dizaine de mètres de la piste. Elles sont bientôt rejointes par 9 autres lions et lionnes. La carcasse est convoitée par les charognards : chacals, hyènes, vautours et marabouts attendent leur tour non loin de là. Les chacals, pourtant les plus petits, sont les plus culottés et s’approchent de très près des fauves. Mais Ils sont chassés au loin : les lions tolèrent les voitures de touristes toutes proches mais pas les charognards ! Ils savent sans doute que le touriste ne mange pas de gnou et que personne n’essaiera de leur piquer un steak…

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« LE SERENGETI »
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Le 2 juillet : le lac victoria

Nous passons une nuit au bord de la véritable mer intérieure qu’est le lac Victoria. Les pirogues des pêcheurs glissent sur ses eaux calmes. Les cris des aigles pêcheurs, qui ressemblent étrangement à ceux de nos mouettes, retentissent. Les arbres ont les branches chargées de petits nids suspendus habités par des colonies de petits oiseaux jaunes. Mais dès le coucher du soleil, des myriades d’insectes, attirés par la lumière de la lampe nous assaillent. Moustiques, moucherons, papillons nous envahissent. On en a dans les oreilles, les narines, les yeux. Infernal ! Nous nous retranchons bien vite dans notre tente et repartons dès le lendemain.

Le 3 juillet : vers le Kenya

Nous passons sans problème la frontière entre la Tanzanie et le Kenya. Quelques kilomètres après la frontière, nous quittons la route pour une piste qui conduit au parc du Massaï-Mara. Le paysage est vallonné et très vert. De belles prairies au gazon très court, ressemblant à des terrains de golf s’étendent entre des bosquets d’arbres feuillus. Cela ressemble plus à l’Europe qu’à l’Afrique.

Le voyage se poursuit au Kenya

Mise à jour : 26/07/05