Accueil
Projet
Carnet de Route
Galerie
Rencontres
L'Equipage
Contact
Itinéraire
Vidéos

 

En Afrique du Sud (2)

 

 

Du 10 au 12 mars : la Wild Coast

Des cases dans le TranskeiLe Transkei était un homeland, réservé aux noirs, au temps de l’Apartheid. Son statut défavorisé en faisait la région la plus violente du pays et sans doute une des moins développée. De cette époque révolue le Transkei a conservé une nature sauvage et une côte qui a échappé aux constructions qui font de la côte au Nord et au Sud de Durban, une vaste cité balnéaire. La province s’étend en d’innombrables collines verdoyantes. Sur leurs pentes, comme dans le Zululand, sont construits des villages multicolores : les habitations sont constituées d’une maison rectangulaire flanquée d’une case ronde; elles sont peintes en bleu, vert, mauve ou rose et s’assemblent en de jolies mosaïques.

Arc en ciel sur la côteDu Nord vers le Sud, nous ferons trois étapes le long de la côte à Msikaba, à Mpande et enfin à Cintsa. On accède à ces sites après des dizaines de kms de pistes jusqu’à la mer. Nous arrivons à Msikaba sous une pluie battante et un grand vent. Nous en repartons sans vraiment avoir pu profiter du site. Cintsa est trop proche de la frontière du Transkei et sa côte est déjà envahie de campings, hotels et résidences de vacances, même si elle offre de superbes plages. Nous serons séduit par le site de Mpande où se trouve le backpacker « The kraal ». Près de l’embouchure d’une rivière, perché sur une falaise qui surplombe l’océan, l’endroit est sauvage, isolé et magnifique.

Rose et le serpentLe gérant du « Kraal » possède quelques chevaux mais ce sont son chien et son serpent qui impressionnent Léa et Rose. Le chien Zulu est un mâtin énorme qui, bien que certainement très bonne pate, a une taille lourde de menace. Quand au serpent, son propriétaire aime déambuler en le portant autour du cou. Rose, en se réveillant le matin déclare : « moi aussi je veux un collier en serpent ». Mais le contact froid de l’animal la dissuade bien vite de porter cet étrange bijou qui l’amuse pourtant beaucoup. Tous nos conseils et avertissements vis à vis des reptiles qu’elle est susceptible de croiser est ainsi remise en question…

GALERIE :
« LA WILD COAST »
cliquer sur l'image ->
Galerie, 6 photos

Les 13 et 14 mars : l’Addo elephant park

Les éléphantsNous passons deux jours fabuleux dans le parc national d’éléphants d’Addo. Fermiers et éléphants faisant mauvais ménage, l’extermination des grands troupeaux d’éléphants qui peuplaient autrefois le Cap a été organisée. Tant et si bien que lorsque le parc d’Addo a été créé en 1931, il n’était habité que des 11 derniers survivants. Le parc renferme à présent 400 éléphants et, à en juger par le nombre de jeunes que nous avons vu, leur nombre ne cesse de croître. Nous déambulons des heures durant sur les pistes du parc et approchons souvent de très très près les éléphants qui semblent être habitués aux voitures des visiteurs. On voit de nombreux troupeaux qui rassemblent jusqu’à 40 individus de tous ages. OZ est plusieurs fois frôlé par un énorme pachyderme, qui, bien que débonnaire, nous impressionne.

Même de notre tente, la vue est plongeante sur le parc et le soir on peut voir les animaux déambuler.

Les lions d'AddoPar un coup de chance inouï, nous observons aussi deux des six lions qui habitent le parc. Les deux fauves superbes dorment au soleil. Lorsqu’un des lions se lève, hume l’air et change lentement de place pour se recoucher, nous apprécions toute la beauté de l’animal.

Le singeNous voyons aussi des autruches, des buffles, des antilopes, des zèbres, des phacochères, des chacals (lorsqu’ils aboient le soir, il faut expliquer à Léa et Rose que non, ce ne sont pas des loups, juré !), une tortue et d’étonnants petits singes aux testicules bleus. Des panneaux routiers avertissent que les scarabées bousiers sont prioritaires sur la chaussée du parc : on est prié de ne pas écraser cette espèce rare d’insecte. Mais à en juger par le nombre de cadavres sur la piste, les visiteurs sont plus préoccupés à chercher ou éviter un éléphant qu’un scarabée. On les comprend.

Les photos de Léa
La plage La grosse bête Les élephants Les touristes
La plage La grosse bête Les élephants Les touristes

 
GALERIE :
« ADDO ELEPHANT PARK »
cliquer sur l'image ->
Galerie, 15 photos

Le 15 mars : le parc naturel de Tsitsikama

TsitsikamaNous nous arrêtons pour un bivouac magnifique en face de l’océan, dans le parc naturel de Tsitsikama. Les vagues de l’océan indien à quelques mètres de la tente, bercent notre sommeil. Mais là comme ailleurs, les parc naturels sud-africains sont chers. Il faut payer son entrée dans le parc : Il y a un tarif « sud-africain » (20 rands par adulte par jour ~ 3 euros) et un tarif « étranger », 4 fois plus élevé. A quoi il faut rajouter 140 rands de camping. La nuit sous tente à 300 rands, même au bord de l’Océan est un peu chère à notre goût… Il faudrait songer à adapter le prix de la visite de la Tour Eiffel aux Sud-Africains…

En approchant de Cape Town, et en filant sur la Garden Route, nous n’avons plus du tout l’impression d’être en Afrique. C’est un monde moderne et extrêmement construit et luxueux que nous traversons : belles routes, magasins de souvenirs et d’artisanats, maisons superbes,…

Le 16 mars : les autruches de Oudtshoorn

En approchant d’Oudtshoorn, dans la région du Little Karoo, la spécialité régionale est visible partout : dans les champs qui bordent la route, broutent de nombreux troupeaux d’autruches. Lorsque nous nous arrêtons, aussi curieuses que nous, elles accourent vers la clôture. Nous prenons des photos observés par des dizaines de paires d’yeux.

Nous visitons une ferme où les oiseaux sont élevés pour leur viande essentiellement et leurs plumes. Nous sommes un peu déçu car cette visite de la ferme « Safari » est un attrape-touristes : nous ne visitons point la ferme mais un petit musée de l’autruche. Même si le guide nous donne plein d’explication sur ce gros volatile, nous n’en verrons rien de plus de leur élevage. Nous avons malgré tout des petits bonus : le droit de monter sur un œuf et il ne se casse pas ; nous posons même assis sur le dos d’une autruche. Rose est enchantée d’être « montée sur le dromadaire » (désespoir de sa maman).

GALERIE :
« LES AUTRUCHES DE OUDTSHOORN »
cliquer sur l'image ->
Galerie, 6 photos

Le 17 mars : le Cap des Aiguilles

Cliquez---> Le Cap des aiguilles

Au cap des aiguillesNous quittons Oudtshoorn et voyageons dans le Little Karoo, au milieu de beaux paysages de montagnes sèches. La route est rectiligne, tirée au cordeau jusqu’à la Route 62 ou Mountain Road où elle se met à zigzaguer à flanc de montagne. Nous traversons de nombreuses forêts de sapins. Puis la route plonge vers le Sud, rectiligne à nouveau vers le Cap. Nous traversons d’immenses étendues monotones de champs labourés et de prairies à moutons.

En fin de journée, le GPS indique 34° 49,979 minutes de latitude Sud : nous sommes à Agulhas, le Cap des Aiguilles, l’extrême Sud de l’Afrique et la frontière entre les Océans Atlantique et Indien. Nous ne pouvons pas être plus éloignés de la France, notre point de départ. Le site est très beau et dominé par un phare rouge et blanc. Les roches sont battues par la mer. Quelques plages de sable blanc de part et d’autre donnent à la mer des teintes turquoises dignes des mers du Sud. De part et d’autre du Cap, la côte est extrêmement construite d’immenses résidences secondaires plus vastes et luxueuses les unes que les autres.

GALERIE :
« LE CAP DES AIGUILLES  »
cliquer sur l'image ->
Galerie, 8 photos

Le 18 mars : rencontre avec le requin blanc

Le requin blancUne fois n’est pas coutume, ce matin nous avons mis le réveil : lever à 5h30, il nous faut couvrir 80 kms de pistes depuis le Cap des Aiguilles pour arriver à 7h30 à Kleinbaai pour prendre le bateau pour un « shark diving ». Au large de Kleinbaai, une petite île réserve naturelle, abrite une vaste colonie de phoques. Ces phoques sont le repas favori de requins blancs qui viennent, au gré de leurs migrations océaniques, les chasser.

Nous embarquons à bord d’un rapide bateau qui nous conduit en quelques minutes au large de l’île dans l’espoir de rencontrer les dents de la mer. Nous jetons l’ancre, l’équipage met la cage à plongeurs à l’eau et commence à appâter le requin en jetant à la mer des bassines de sang de thon et de tripes de poisson, ainsi qu’un thon entier attaché à une corde. Il y a même une petite silhouette de phoque, découpée dans de la mousse, destinée à attirer un gourmant (les traces de dents qu’elle porte sont impressionnantes). Après un moment de patience, un aileron fend la surface. Le capitaine crie « Shark ! shark ! ». Dès lors, il faut faire vite et enfiler sa combinaison (l’eau est à 12°C). Léa demande : « Ils vont mettre le requin dans la cage pour que papa puisse le regarder sous l’eau ? ». Presque, et c’est Pascal qui se glisse dans la cage pour observer plusieurs requins blancs, dont le plus grand atteint 4m, qui mordent à pleines dents dans le thon. Il en ressort frigorifié mais ravi d’avoir approché l’animal de si près… et en toute sécurité. Léa et Rose apprécieront particulièrement notre passage au large de l’îlot qui abrite la colonie de phoques et admirent les vifs animaux bondissant et nageant. Mais l’odeur pestilentielle qui se dégage de l’îlot nous chasse bien vite : gare au mal de mer !

GALERIE :
« LE REQUIN BLANC »
cliquer sur l'image ->
Galerie, 7 photos

Du 19 au 21 mars : à CapeTown

Capetown

La route cotièreNous suivons la magnifique route côtière qui nous mène jusqu’à Capetown. Dans un camping au bord de mer, nous trouvons un magnifique bivouac avec coucher de soleil sur la péninsule du Cap de Bonne Espérance au loin.

TownshipNous arrivons en ville en longeant les immenses townships de Khayelitsha. Des milliers de baraques peintes de couleurs pastels s’alignent, identiques en d’interminables rangées. La misère et donc l’insécurité règnent sur ces quartiers. Ce n’est pas le moment que OZ tombe en panne !

Le pingouinSur la côte de la péninsule du Cap de Bonne Espérance, se trouve la petite plage de Boulders. La particularité de cette plage est d’abriter une colonie de petits pingouins. La plage est payante et lorsqu’on y accède, le gardien vous remet un dépliant donnant des explications sur les oiseaux. C’est très organisé ! Aujourd’hui samedi, la plage minuscule est prise d’assaut par des dizaines de familles. Et tout ce monde baigne au milieu des pingouins, en contrebas des maisons, en un mélange étrange de vie sauvage et de civilisation : cette plage est en fait très sud-africaine. Léa et Rose se baignent joyeusement en compagnie des petits oiseaux. Certains d’entre eux, curieux ou mendiants, les approchent de très près. Autour de la plage, les pingouins creusent leurs nids à même le sol et se laissent approcher le temps d’apercevoir leurs œufs.

Le cap de bonne espéranceEn suivant la route de la péninsule, nous gagnons le mythique Cap de Bonne Espérance. Plus connu que le Cap des Aiguilles, c’est une destination hautement touristique. Entrée payante du parc naturel, cortège de cars, boutiques de souvenirs. Le Cap de Bonne Espérance, qui fait rêver tant de marins, est, vu de la terre, une grosse exploitation commerciale. Malgré tout, nous ne boudons pas notre plaisir et admirons le site qui reste très beau.

Le téléphériqueNous prenons le téléphérique qui nous conduit au sommet de la Table Mountain. Nous avons de la chance car l’éternel nuage qui coiffe la Table est aujourd’hui absent. La vue offerte de son sommet est fabuleuse : d’un côté de la table, c’est l’Océan indien et la côte montagneuse à perte de vue ;de l’autre c’est Capetown qui s’étend en d’innombrables habitations.

GALERIE :
« CAPETOWN »
cliquer sur l'image ->
Galerie, 15 photos

Le 22 mars : Stellenboch et le Wine Land

Le wine landNous résolvons le matin nos problèmes d’assurance : nous avons trouvé un assureur qui accepte de couvrir une « imported car » avec son volant à gauche.

Nous quittons CapeTown en traversant Stellenboch et la région de vins. La ville rassemble de nombreuses maisons d’architectures hollandaises. On se croirait vraiment en Europe, à 9 000 km de là. C’est, je crois, ce qui est de plus surprenant avec l’Afrique du Sud : elle se trouve si loin de l’occident et ressemble si peu à l’Afrique. La région, plantée de vignes closes de coûteuses magnifiques barrières métalliques est plaisante et offre de beaux paysages.

GALERIE :
« STELLENBOCH ET LE WINE LAND »
cliquer sur l'image ->
Galerie, 9 photos

Le 23 mars : vers la Namibie

Orange riverNous empruntons la route N7 (rejoint-elle, au final, la Porte d’Italie ?) vers le Nord au travers d’un paysage qui devient de plus en plus désertique. La terre rouge-orangée est parsemée de buissons dont la taille et le nombre diminuent à mesure qu’approchent la frontière namibienne et le désert. Quelques éoliennes par-ci par-là complètent le paysage de grands espaces dignes de « Bagdad Café ». La température grimpe en flèche et dans l’après midi le thermomètre indique 37°C à l’ombre et plus de 30°C dans la voiture malgré la clim.

Nous bivouaquons à la frontière de la Namibie, au bord de l’Orange River qui a tracé son lit dans de petites montagnes où le coucher de soleil est magnifique.

Le voyage se poursuit Namibie

mise à jour : 28/3/05 (merci à Alexandra pour la vérification!)