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En Afrique du Sud

 

 

Du 23 janvier au 7 février : à Durban

Vue de Durban

Nous gagnons en une journée, après une étape à Nairobi puis une autre à Johannesburg, Durban en Afrique du Sud. Le Ghana « quiet and peaceful » nous a semblé être un pays facile, idéal pour débuter en Afrique. DurbanMais lorsque nous arrivons en Afrique du Sud, nous n’avons même plus l’impression d’être en Afrique. On nous avait dit qu’ici, c’était l’Europe ; c’est faux, nous sommes aux Etats Unis ! Les grattes ciels partent à l’assaut du ciel limpide. Larges autoroutes, belles avenues…

Nous étions « toubab » en Mauritanie, « nassara » au Burkina et « obruni » au Ghana. Ici, même si nous sommes blancs, personne ne nous interpelle dans la rue. Les blancs sont beaucoup plus nombreux qu’en Afrique de l’Ouest. Notre venue ne suscite aucune curiosité, aucun attroupement. Nous retrouvons un certain anonymat. Au risque de jouer les stars blasées, nous trouvons cela reposant.

Stéphanie et Sean nous hébergent une semaine durant dans leur maison. Leur petite fille, Ella, a deux ans, comme Rose mais la dépasse d’une tête. Notre nénette n’est vraiment pas une géante. Les trois filles deviennent copines et s’en donnent à cœur joie dans la maison ou sur la plage.

L’attente de la voiture se prolongeant (You know, the harbour of Tema is VERY congested because of the war in Ivory Coast. Your boat is late…), nous nous installons dans une auberge de jeunesse (« backpackers »). Les propriétaires ont un petit garçon de 4ans. Léa et Rose trouvent là aussi un compagnon de jeux et des tas de jouets. Elles disparaissent dans l’établissement et ne veulent plus en partir. Une fois de plus elles sont adoptées par les locataires souvent tatoués, piercés, ou dreadlockés. Elles assistent aux parties de billards, font des courses de trotteurs dans les dortoirs…

Dès le change, les premiers billets sud africains en main, on connaît le thème du voyage : sur les billets sont imprimés les fameux « big five », les cinq animaux que l’on se doit de voir dans les parcs : le léopard (billet de 200 rands ~ 20 euros), le buffle (100 rands), le lion (50 rands), l’éléphant (20 rands) et le rhinocéros (10 rands).

Les guides de voyage et le site du ministère des Affaires étrangères sont alarmistes sur les questions de sécurité en Afrique du Sud. Nos premiers pas dans le quartier résidentiel d’Essenwood, pourtant très calme et paisible, ne nous rassurent pas : chaque maison arbore un panneau mentionnant la société de gardiennage qui la surveille et précise souvent « armed response ». Barbelés, fils électriques et piques au sommet des clôtures complètent un tableau inquiétant. Il faudra les conseils de Sean et Stéphanie qui nous énoncent quelques règles élémentaires de sécurité à respecter pour que, au fil des jours, nous nous détendions.

Le front de merLe long du front de mer de cette grande ville, de hauts immeubles font face à l’océan Indien. Des piscines d’eau de mer, aussi bleues que le ciel, offrent de longues heures fraîches à Léa et Rose qui pataugent joyeusement dans leur eau peu profonde. Les baignades sont surveillées et des Land Rover patrouillent le long de la plage. SurfeursPlus loin, protégés des dents de la mer par des filets anti-requins, d’innombrables surfeurs s’entraînent dans les vagues. Sur le trottoir des marchands d’artisanat vendent leurs fabrication. Les colliers, bracelets et ceintures en perles remportent un franc succès auprès des trois filles. Des jeunes construisent de magnifiques statues de sables en échanges de quelques rands.

Durban est le plus grand port d’Afrique Australe. Depuis la plage, nous voyons passer au large d’innombrables navires. Les énormes portes containers nous laissent rêveurs et nous songeons au jour heureux où l’un d’eux viendra déposer notre voiture afin que le voyage itinérant reprenne enfin.

A l’extrémité Sud du front de mer se trouve U Shaka, un immense complexe aquatique avec des jeux d’eau (toboggans, « rivières » artificielles où l’on dérive sur des bouées,…) mais surtout un « marineland » avec aquariums et delphinarium. L’ensemble est immense, organisé à l’américaine et vaut le détour. La mise en scène est spectaculaire : on évolue dans un décor représentant la carcasse d’un paquebot immergé dans l’océan. Au fil des couloirs et coursives du bâtiment, les aquariums immenses se succèdent avec leur cortège d’habitants multicolores, de requins ou de raies aux grandes ailes. Le requin du Zambèze, à la dentition menaçante et pour lequel l’homme peut être un casse croûte occasionnel, évolue lentement et semble pouvoir avaler d’une seule bouchée vorace Rose qui le contemple. Il y a même un aquarium « Nemo » où sont rassemblés des espèces vues dans le film (poissons clown, bébé tortue,…). Quand on vous dit que c’est l’Amérique ! Un spectacle mettant en jeux un phoque et un autre des dauphins ravissent Léa et Rose, épatées par les prouesses des animaux.

Aux portes de Durban, s’étend un immense centre commercial, Gateway, le « plus grand shopping center de l’hémisphère sud » (l’Australie a t elle participé au concours ?). Vague artificielleIl abrite une vague artificiel où surfeurs et body boarders viennent s’entraîner. Pour les meilleurs d’entre eux, lorsque la puissance de la vague est suffisamment forte, un véritable tube se forme dans lequel le surfeur glisse sans fin. Tout est prévu : ces dames disposent de gradins pour admirer les apollons les sportifs. Stéphanie et Nathalie (et même Léa, Rose et Ella ?) s’installeront dans une soudaine passion pour le sport.

Nous attendons toujours notre voiture, encore au Ghana ce jour-ci, 7 février. Notre transitaire semble vraiment se moquer de nous. Mais cela est une autre histoire que nous relaterons entièrement lorsqu’elle aura trouvé sa fin. Pour le moment, afin que le voyage reprenne, nous louons une voiture et partons explorer le KZN, KwaZulu Natal.

GALERIE :
« A DURBAN  »
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Du 7 au 9 février : à Hluhluwe

Nous récupérons notre voiture de location et empruntons la route N2 qui longe la cote vers le Nord et la région du Kwa Zulu Natal, la terre des Zoulous. Les collines verdoyantes, couvertes de vastes champs de canne à sucre, s’enchaînent. Plus loin, ce sont des forêts d’eucalyptus, plantées pour l’exploitation du bois. Durant des dizaines de km, les arbres s’alignent en d’impeccables rangées.

Sans notre 4X4 et le matériel de camping, nous logeons dans les auberges de jeunesse, les backpackers, plus compatibles avec le budget de voyageurs au long cours que les B&B. Le backpacker Isinkwe nous accueille dans un de ses petits chalets. Il se trouve à quelques km de la réserve de Hluhluwe (prononcer chlou-chlou-oui).

Comme nous l’avions appris lors de notre visite du ranch de Nazinga, au Burkina Faso, les animaux sauvages s’observent « à la fraiche », à l’aube ou au crépuscule. A ces heures moins chaudes de la journée, ils quittent leurs abris et cherchent nourriture et eau. Nous arrivons donc à l’entrée de la réserve à 6h30, en même temps que quelques 4X4 aménagés pour l’observation des animaux. Et là, toute la journée, ce fut un festival. Le temps est couvert et il fait frais (tout est relatif). Tous les animaux du parc semblent en profiter pour se promener. Nous observons, ravis, parfois de très près (même de trop près) de nombreuses espèces différentes. Pas besoin de téléobjectif ni de jumelles ! Heureusement car notre matériel est dans le Land…au Ghana…

A peine avons nous pénétré dans la réserve que nous apercevons, à quelques mètres du bord de la route, une hyène. L’animal disgracieux est de bonne taille. Il disparaît, d’un pas tranquille, dans les herbes hautes. Plus loin, dans une mare de boue, nous voyons un troupeau de buffles. Quelques uns broutent près de la route et donc très près de notre petite voiture…rouge. Au contraire de leur lointains cousins espagnols, la couleur ne semble pas les agacer : ouf ! Comme tous les animaux que nous voyons, ils sont habitués aux voitures et ne craignent pas l’homme.

(PHOTO 04 RHINOS ki manque...) Puisque nous ne connaissons pas les animaux et leurs habitudes, nous suivons de loin les 4X4 qui promènent les touristes : lorsqu’ils s’arrêtent, c’est qu’il y a quelque chose à voir ! Effectivement, nous arrêtant à la hauteur d’une voiture, nous distinguons dans les broussailles, encore une fois à quelques mètres de la voiture, deux énormes rhinocéros. Hauts comme un homme, leur silhouette massive est impressionnante. La réserve de Hluhluwe abrite la moitié de la population mondiale de rhinocéros. Nous en voyons des dizaines, parfois avec leurs petits, alors que notre guide de voyage indique que cet animal est « incroyablement difficile à observer ». Nous en observons même trois en compagnie de zèbres et d’une girafe. Les trois énormes compères chahutent un peu en se rapprochant de notre voiture : nous nous éloignons rapidement de peur qu’ils ne nous bousculent par mégarde !

Tout au long de la journée, nous nous régalons de ces rencontres avec ces animaux sauvages. La réserve est vallonnée, couverte d’une savane dense et verte. Dans ce paysage somptueux, buffles, girafes, zèbres, diverses antilopes, phacochères, gnous et babouins se succèdent. Nous voyons même, mais de loin, à quelques centaines de mètres, un groupe d’éléphants. Même à bonne distance, leur taille est intimidante. Deux antilopes, en pleine bagarre, manquent de peu de percuter notre voiture, pourtant voyante.

Enchantés de cette riche journée, nous retournons dans la réserve le lendemain. Mais cette fois, le ciel est bleu et limpide. Dès 9 h du matin la chaleur est déjà redoutable. Nous n’observons, à force de fouiller la brousse du regard que des zèbres et des antilopes qui se serrent à l’ombre des arbres. Nous repartons bredouilles et déçus de notre chasse au rhinocéros. Mais peu après la sortie du parc, sur le bord de la route, nous voyons un éléphant ! Le pachyderme, sans se préoccuper des voitures qui passent à grande vitesse, dîne à quelques mètres de la chaussée. Sans doute est ce le seul éléphant que nous verrons au bord d’une autoroute !

GALERIE :
« A HLUHLUWE »
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Galerie, 20 photos

DUMAZULUPrès du « backpackers », se trouve DumaZulu : un village traditionnel zoulou reconstitué pour les touristes. On nous montre ce qu’est une case zouloue, la poterie, la vannerie, le tissage des perles, la fabrication du bouclier, de la lance… Cela manque certes d’authenticité mais nous avons un aperçu de la culture zoulou et de l’histoire de cette petite tribu, qui sous la conduite du redoutable « Napoléon noir » Shaka, a conquis un immense royaume. La visite se termine par un spectacle de danse au « lancer » de jambe rendu célèbre par Johnny Clegg. Léa rit aux éclats avec le sorcier hilare qui, visiblement, a fumé quelque chose pour se rapprocher des esprits…

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« VILLAGE ZOULOU  »
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Galerie, 9 photos

Les 10 et 11 février : à Sodwana Bay

SODWANA-BAYDe Hluhluwe nous repartons sur une centaine de kilomètres vers le Nord, jusqu’à Sodwana Bay. Un parc naturel au bord de l’océan. Visiblement le lieu est un paradis pour les plongeurs. Nous n’en sommes pas, aussi nous contentons nous de nous promener sur la magnifique plage de la baie, bordée de hautes dunes. Une pancarte précise que la plage n’est pas protégée de filets anti-requins…Visiblement le lieu est très prisé par les vacanciers sud-africains. Ils garent le 4X4 sur la plage, face à l’océan et s’installent pour pêcher, en famille, à l’ombre de grandes tentes. Des kite-surfs profitent du vent de ce superbe spot et sèment la pagaille en coupant quelques lignes.

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« SODWANA BAY  »
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Galerie, 9 photos

Les 12 et 13 février : à Santa Lucia

Nous repartons vers le Sud et la lagune de St Lucia. Cette ville est aussi un haut lieu de vacances pour les sud-africains. Heureusement, c’est la basse saison et nous trouvons facilement un logement. Sur la route, des panneaux signalent aux conducteurs la présence d’hippopotames : prière de rester vigilant !

Nous allons au « croc centre », un petit zoo qui rassemble crocodiles et serpents. Aujourd’hui, c’est le repas hebdomadaire des crocodiles : l’occasion de voir les sauriens plus actifs que dans la nature. Léa et Rose sont ravies. Nous sommes très impressionnés par un de ces crocodiles, littéralement monstrueux, de 4 m de long et quelques centaines de kg. Il avale goulûment, avec des grognements dignes de « Jurassic Park » les quartiers de viande que lui donne le soigneur. Nous verrons aussi quelques serpents. Un homme manipule deux d’entre eux au moyen d’une longue canne. Les explications sont en Anglais et donc leurs noms aussi… Mais nous comprenons qu’ils vivent au KwaZuluNatal et qu’ils sont dangereux. Visiblement, les reptiles sont furieux d’être ainsi tripotés et ne rêvent que de planter leurs crocs dans la première jambe passant à leur portée. Une bonne occasion d’expliquer à nos louloutes ce qu’est un serpent et pourquoi les éviter.

Nous embarquons à bord d’un des bateaux qui emmènent les touristes pour un « hippos and crocs tour » dans la lagune. Effectivement, la lagune est riche de ces animaux qui s’observent très facilement. Nous approchons plusieurs groupes d’hippopotames et apercevons plusieurs crocodiles. L’un d’eux s’enfuit en surfant véritablement sur la vague laissée par le sillage de notre bateau !

Les photos de Léa
Sur le bateau Maman et Papa Ma petite soeur Des gens sur le bateau
Les hippopotames La famille Papa et Rose Rose

Le rivage de la lagune est parsemé de panneaux « beware of crocs and hippos ». Ce n’est pas vain, ils sont partout. Tout un groupe d’hippopotames se prélasse à quelques dizaines de mètres de pêcheurs, tandis que les crocodiles dorment au soleil sur la rive voisine. La tête de l’un d’entre eux, sans doute tenté par un encas, sort régulièrement de l’eau pour vérifier si un pêcheur imprudent ne s’approcherait pas trop près du fleuve… Un pêcheur, inconscient ou téméraire, s’approche du bord, s’accroupi et se lave les mains à quelques mètres du saurien. Heureusement rien ne se passe.

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« SANTA LUCIA  »
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Galerie, 20 photos

Les 14 et 15 février : les « battlefields »

Nous traversons en deux jours le ZuluLand en remontant depuis la côte vers le Nord-Ouest et le massif montagneux du Drakensberg. C’est la région des « battlefields ». Cette province d’Afrique du Sud a été le théâtre de combats entre Boers et Zoulous, puis Anglais et Zoulous et enfin Boers et Anglais. Les férus d’histoire peuvent sillonner toute la région et visiter ainsi de nombreux champs de bataille. Nous ne nous arrêterons que sur trois d’entre eux : Blood River, Isandlwana et Rocke’s Drift. Outre l’intérêt historique, la région verdoyante et vallonnée est magnifique et les paysages méritent à eux seuls le coup d’œil. Pour la première fois en Afrique du Sud, nous voyons des villages de cases.

A Blood River, en 1838, quelques 800 pionniers Boers résistèrent à l’attaque d’une armée de 10 000 zoulous en se retranchant dans un « laager », cercle formé de leurs chariots. Plusieurs milliers de zoulous trouvèrent la mort et la rivière voisine se teinta du rouge de leur sang. Les boers n’eurent aucune perte et virent dans cette victoire la preuve que Dieu était avec eux et que leur cause était juste. La supériorité du blanc sur le noir était faite et jetait ainsi les prémices de l’Apartheid. Ce champ de bataille est spectaculaire car un monument incroyable y est érigé : le laager de 64 chariots est reconstitué, en bronze, à sa taille réelle.

Isandlwana est aux Anglais contre les Zoulous ce que fut Little Big Horn pour les Américains lors des guerres indiennes : une défaite cuisante et inattendue. En 1879, sur la colline d’Isandlwana, une armée de 2 000 soldats anglais armés de fusils a été surprise et massacrée par 20 000 zoulous équipés de sagaies. Contrairement aux boers à Blood River, les Anglais n’avaient jugé nécessaire de fortifier leur camp… Peu après, les régiments zoulou victorieux attaquent une ferme, Rorke’s Drift, transformée en hôpital par les Anglais. Les 150 hommes de garnisons, ayant eu vent du désastre d’Isandlwana se sont barricadés et ont résisté aux attaques de 3 000 guerriers.

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« LES BATTLEFIELDS  »
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Galerie, 9 photos

Du 16 au 19 février : le Drakensberg

Nous quittons la belle région des battlefields et arrivons, en passant par Ladysmith, dans le Nord de la chaîne montagneuse du Drakensberg, les montagnes du dragon. A mesure que nous approchons, les collines s’élèvent d’abord en petites montagnes arrondies aux courbes douces. Couvertes de prairies, leurs pentes semblent moussues. Puis, ce sont de véritables falaises qui s’élancent vers le ciel : les zoulous appellent ces montagnes le rempart de lances. Elles portent bien leur nom ! La région est le paradis des randonneurs et des cavaliers.

Nous marchons dans plusieurs vallées : celle du « Mont-aux-sources » dans le Roya National Park, puis le « Cathedral Peak » et le « Champagne Castle », plus au Sud, et enfin « Giant’s Castle ». Chaque randonnée offre son lot de paysages superbes et de grands espaces. Nous ne marchons guère qu’entre 5 et 10 km par jour : Pascal porte Rose dans un sac à dos, et Léa crapahute courageusement tout en papotant de longues heures durant avec sa maman. Sans atteindre les cols les plus élevés, offrant les meilleurs points de vue, nous profitons cependant de paysages somptueux.

Chaque entrée de parc est payante (une trentaine de rands par adulte). Mais l’avantage est que les sites sont bien entretenus. Les sentiers sont pour la plupart débarrassés des hautes herbes qui cachent une faune pas toujours hospitalière : Pascal voit un long serpent vert qui démêle ses anneaux et s’enfuit en glissant entre les pierres. On aperçoit aussi quelques fois des bandes de singes. Ils restent assez craintifs. Les rangers font d’ailleurs tout pour qu’ils conservent leur peur naturelle de l’homme. Des panneaux annoncent d’ailleurs : “if you feed them, we shoot them”. Radical mais cela semble efficace.

Léa et Rose profitent d’un des nombreux ranchs de la région pour faire quelques tours de manège à dos d’un poney. La promenade sera courte mais les filles sont enchantées. La petite Rose nous semble bien minuscule sur sa monture.

Nous logeons toujours chez les backpackers : « Amphitheatre lodge backpackers » puis « Ikosana » offrant chacune un accueil formidable et un site magnifique. Mais notre coup de cœur ira à ce petit cottage que nous louons rien que pour nous, au pied d’une montagne et de prairies, non loin de Giant’s Castle. Un véritable petit paradis, installé en face d’une petite rivière. La maison des Ingalls !

A Giant’s Castle nous admirons les dessins d’animaux ou de scènes de chasse des bochimans sur les parois de grottes. Ces petits hommes (hottentots), premiers habitants du bush sud-africain, s’exprimaient avec des claquements de langue. Les Zoulous et Xhosas ont intégré certains de ces claquements qui donnent une sonorité caractéristique à leur langage. Lorsque l’on entend un speaker à la radio, on est sûr qu’il s’agit d’un sud-africain.

Enfin de bonnes nouvelles de notre voiture : chargé à bord d’un cargo, le container devrait être sur les quais de Durban le 24 février. Nous devons rentrer à Durban pour les formalités. Mais cette boucle de 2 200 km dans le KZN nous a séduits et éblouits. L’Afrique du Sud est somptueuse et nous avons hâte d’en poursuivre la découverte.

Les photos de Léa
Les montagnes Encore les montagnes La cascade Un lapin sur le parking
Le lapin Un 4x4 comme le notre Une chenille Papa écrit Internet

GALERIE :
« DRAKENSBERG »
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Galerie, 18 photos

Du 21 février au 3 mars : encore à Durban

De retour à Durban, nous entamons les paperasses pour récupérer la voiture. L’attente se re-prolongeant, nous re-passons une semaine chez Sean et Stéphanie et, à leur retour de vacances, nous re-tournons chez le backpacker et re-trouvons Odie.

Le 1er mars, le journal indique en première page qu’à St Lucia, un pêcheur endormi a été attaqué et dévoré par un gros crocodile. Il est vrai que lors de notre séjour dans la baie de St Lucia, pêcheurs et sauriens semblaient se côtoyer de très (trop ?) près. La vie sauvage n’est pas un vain mot en Afrique…

Enfin, le 2 mars, notre transitaire maritime (Exel, pour ne pas le nommer) nous annonce que nous pouvons enfin récupérer la voiture…pour le double du prix indiqué initialement sur son propre devis ! Après une longue journée d’âpres négociations et tractations, après quelques kilomètres parcourus sur le port de Durban, Pascal récupère enfin OZ qui était enfermé dans son container depuis 1 mois et demi. Au final donc, il faut éviter à tout prix le « shipping » de son véhicule, en tous cas en Afrique. Et si on ne peut l’éviter, il faut fuir la compagnie Exel. Trop de temps, d’argent et d’énergie gaspillés. Cette journée, nous avons eu l‘aide précieuse de Robert qui a déployé beaucoup d’effort pour nous simplifier la tâche.

> Au Lesotho (du 4 au 9 mars)

Le voyage se poursuit en Afrique du Sud

Mis à jour : 17/03/2005