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En Namibie
Namibie

 

 

Les 24 et 25 mars : Fish River Canyon

Passage difficile de la douane sud-africaine : les douaniers estiment qu’une union douanière existant entre l’Afrique du Sud et la Namibie, il ne leur est pas nécessaire de tamponner notre carnet de passage. Or, nous tenons à avoir un tampon d’entrée et de sortie pour chaque pays : c’est la condition pour être en règle, clairement énoncée au dos du carnet. Longs palabres et négociations. Finalement, de guerre lasse, les douaniers cèdent gentiment et nous repartons victorieux, avec notre tampon. Fort heureusement, car, 100 mètres plus loin, les douaniers namibiens ne semblent pas être plus intéressés que cela par les accords douaniers de leur pays avec l’Afrique du Sud et tamponnent le carnet sans problème.

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Piste NamibienneNous suivons une piste rectiligne vers le Fish River Canyon. Une piste impeccable sans un seul virage sur des dizaines de kilomètres. En Namibie nous retrouvons les grands espaces et les paysages désertiques de la Mauritanie…mais avec de belles routes. Ces belles pistes namibiennes sont de fait, très dangereuses. Les conducteurs se laissent emporter et dépassent la vitesse limite raisonnable de 80 km/h et perdent le contrôle du véhicule. Une Hollandaise travaillant à l’ambassade des Pays-Bas en Namibie nous a recommandé d’être prudents sur ces belles pistes de Namibie : en 7 mois en Namibie, elle a déjà eu à s’occuper de 3 accidents de la route mortels de ses compatriotes.

Barrières le long de la routeBizarrement, dans ces vastes étendues désertiques, il n’est pas si facile de trouver un endroit pour bivouaquer : le désert est ceinturé de grillage. Partout, des barrières longent les pistes sur des centaines de kilomètres et entourent… rien ; point de troupeaux, de plantations, rien que du sable, des pierres et des buissons. Pourquoi tant de clôtures ?

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« DESERT NAMIBIEN »
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Nous arrivons à Fish River Canyon, second plus grand canyon après celui du Colorado. Le paysage est encore une fois somptueux. Nous contemplons l’immense canyon, dans un silence absolu. Au fond, la rivière boueuse est là. Cela n’arrive que 2 mois par an : en février et en mars !

Fish River Canyon

Les 26 et 27 mars : Lüderitz et la ville fantôme

Prairie de fleursAprès une étape à Keetmanshoop pour un plein de gasoil, nous obliquons plein Ouest, vers Lüderitz. Nous arrivons en Namibie au sortir de sa saison des pluies : le désert se couvre parfois de véritables prairies. Des plages de verdure dans le désert, voilà ce à quoi le Sahara ne nous avait pas habitué ! Les paysages sont somptueux et changeant. A mesure que nous avançons vers l’Ouest, nous traversons d’abord des plaines verdoyantes, ourlées de montagnes et couvertes de petites fleurs jaunes. Parfois ce sont de hautes herbes dont l’extrémité est garnie d’un plumet blanc : les prairies sont alors blanches et scintillent de reflets argent au soleil. Plus loin encore, l’herbe est brûlée de soleil et les plaines sont jaunes d’or. C’est un festival de couleurs et d’espace.

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Le mystère des clôtures du désert s’éclaircit : la piste est régulièrement coupée par des barrières anti-animaux. La clôture arrive de part et d’autre d’un trou au milieu de la route qui est recouvert de barres horizontales, aisément franchissable en voiture. Ce système doit être désagréable aux sabots et aux pattes des quelques animaux que nous apercevons : grandes antilopes grises oryx (ou Gemsbok), les petites springboks bondissantes, des autruches, des chevaux sauvages et même quelques zèbres. Quelques rares moutons ou vaches laissent supposer que les fermiers clôturent leurs terres également pour ces troupeaux domestiques.

A quelques kilomètres de Lüderitz, les dunes apparaissent. Nous longeons maintenant la vaste zone diamantaire de Namibie. Elle est rigoureusement interdite aux promeneurs et, c’est à y rien comprendre, c’est un des rares espaces non clôturés que nous ayons vu en Namibie. Quelques panneaux rappellent pourtant que cette zone est interdite et attention : il paraît que les gardes ne sont pas joueurs… Tant pis pour les diamants.

Lüderitz stadtLa Namibie est une ancienne colonie allemande et Lüderitz est une petite ville allemande en pleine Afrique. Les maisons semblent transportées d’Europe au milieu des dunes. Il y a même une Bismarck Street.

C’est le week-end de Pâques et les vacances en Afrique du Sud. Nous ne sommes pas seuls à Lüderitz et sur les routes. Nous croisons des 4X4 surmontés de leur tente de toit ou tirant de grosses remorques équipées pour le camping, typique des sud-africains. Ce rush n’a pourtant rien de comparable avec nos départs en vacances et leurs monstrueux bouchons. Il y a ici beaucoup de place, et nous ne croisons guère plus d’une dizaine de voitures par jour dans ce pays désertique qui héberge 1,8 millions d’habitants pour un territoire deux fois grand comme la France

Nous longeons la péninsule de Lüderitz et gagnons la plage de Grosse Bucht à la recherche des flamands roses qui s’y trouvent. Ce n’est pas la saison du flamand, mais nous apercevons tout de même quelques uns de ces gracieux volatiles. La plage de sable gris est environnée de roches grises également. L’endroit n’est pas très beau mais nous nous y installons tout de même pour un de ces bivouacs que nous affectionnons : le sommeil bercé par le bruit des vagues.

Non loin de Lüderitz se trouve Kortmanskop la « geisterstadt » ou ville fantôme. Ancienne cité minière exploitant les diamants, la petite ville fut abandonnée en 1956 au profit d’un gisement plus lointain. Les dunes ont envahit ses rues, son hôpital, son théâtre et casino… Nous déambulons dans la cité fantôme et visitons quelques bâtiments. Certaines maisons étaient magnifiques et riches d’un luxe incroyable pour cet endroit perdu dans les sables.

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Le 28 mars : le château de Duwisib

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Il fait froidNous avons bivouaqué dans le désert. Si le décor est somptueux, les nuits sont fraîches et cette nuit particulièrement. Nous dormons habillés pelotonnés dans nos duvets alors que la journée nous cuisons à 35°C sous un soleil torride. Au matin, le thermomètre indique à peine 10°C. Au réveil, Léa et Rose enfilent bonnets et gants pour le petit déjeuner, forcément en plein air, et on fait même un feu pour se réchauffer.

Nids d'oiseaux Le long de la piste, des arbres ou même des poteaux télégraphiques portent (et supportent) d’énormes nids d’un mètre ou plus de diamètre. Quel étrange bestiole peut bien bâtir ces habitations constituées de brins d’herbes ou de paille. En nous approchant, nous apercevons sous le nid, des dizaines de petites entrées de quelques centimètres de diamètre et certains des habitants : des petits oiseaux jaunes qui choisissent d’habiter en HLM.

Chateau de DuwisibNous visitons le château de Duwisib. En 1907, un couple d’Allemands millionnaires, sont venus s’installer et élever des chevaux en Namibie. Ils auraient été des colons comme tant d’autres si ils n’avaient décidé de construire… leur château ! Posée au milieu de nulle part, construite en pierres roses du désert, l’habitation de style néo-romantique a de quoi surprendre. Tous les autres matériaux ont été importés d’Europe. Le château couvre 900 m 2 et fut achevé en 2 ans. Visiter cette demeure meublée et décorée comme un château européen est encore une fois déconcertant.

AntilopeLa piste traverse un parc : le Namib Naukluft Park. On y voit encore des antilopes. Les springbok s’enfuient avec des bonds spectaculaires. Au cours du picnic du midi, on aperçoit au loin un animal. Polémique : Nathalie voit un guépard et Pascal une hyène. Le temps de rembarquer dans la voiture pour y voir de plus près, la mystérieuse bête a disparu. Le guépard la hyène a eu le temps de déguerpir.

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« CHATEAU DE DUWISIB »
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Le 29 mars : les dunes rouges de Sesriem

Dunes de Sesriem

dunesLors de sa formation, le sable est blanc. Cuit au soleil, il devient jaune, puis orange, se colorant en vieillissant. Le cordon de dune de 150 X 300 km situé à l’Ouest de la Namibie est un des plus anciens au monde et il est… rouge. Mais ici les dunes sont clôturées, l’entrée est payante. Une piste de 60 km pénètre dans le cordon. Ici, impossible d’aller faire le zouave en 4X4 au milieu du sable comme en Mauritanie, c’est interdit. On ne peut escalader que la « dune 45 » (à 45 km du point de départ) et faire quelques promenades scrupuleusement balisées. Mais le décor est somptueux et on aperçoit des oryx et des autruches. Léa et Rose retrouvent, le temps d’une journée, les joies du toboggan et des roulades dans des montagnes de sable.

On aperçoit au loin un ballon, immobile et silencieux qui survole au petit matin les dunes pour un paysage inoubliable. Renseignements pris, ces promenades en ballon coûtent la bagatelle de 2 500 dollars namibiens (~2 500 FF) par personne. Même avec un petit déjeuner au champagne sur tables avec nappe au milieu des dunes, c’est cher ! Cela fait partie du tourisme de luxe, bien développé en Afrique Australe.

La station service où nous avons fait le plein de gasoil à Keetmanshop a dû nous vendre du carburant frelaté ! Entre Keetmanshop et Sesriem nous nous arrêtons à trois reprise pour purger le filtre à gasoil car OZ tousse. Et lorsqu’il tousse, il faut le soigner le bougre : il ne s’agit pas de rouler avec de l’eau ou des poussières injectées dans le moteur : celui-ci rendrait l’âme avant de nous avoir ramenés en France.

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« LES DUNES DE SESRIEM»
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Du 30 mars au 2 avril : à Windhoek

Après avoir franchi le Tropique du Capricorne, la route vers Windhoek zigzague dans les petites montagnes du Gamberg (les plus hautes de Namibie) à ~2 000 m d’altitude. Nous apercevons souvent des babouins qui se promènent. L’un d’eux s’est installé au sommet d’un poteau électrique et surveille l’horizon du haut de son observatoire. Nous nous arrêtons à Windhoek, petite capitale de la Namibie : 200 000 habitants seulement.

A la concession Land Rover de Windhoek, OZ fait un check-up complet de santé avant de reprendre la route : vidanges, graissages, changement des filtres,…. Mais on permute également les roues pour une usure plus homogène des pneus, on change la barre de direction, tordue lors de la rencontre brutale du train avant avec un trou dans une piste d’on ne sait quel pays. Et enfin on recherche d’une fuite de courant qui met à plat notre batterie principale en 48H (et ceci depuis la Mauritanie…). En fait, le relais qui couple les deux batteries est HS et le frigo tire sur la batterie de démarrage. Mais le garage de Windhoek ne sait pas réparer le relais. Nous allons donc continuer à gérer avec attention la consommation électrique du frigo !

Le 3 avril : à Swakopmund

Moon lanscape

Nous quittons Windhoek en suivant une piste qui part vers l’Ouest et la côte afin de rejoindre la cité balnéaire de Swakopmund. Nous retraversons les petites montagnes du Gamberg. Les angles entre les montées et les descentes sont si aigus que la piste est interdite aux remorques. Puis, la piste retraverse le Namib Naukluft Park où l’on croise plus d’autruches, antilopes et zèbres que de voitures. Nous apercevons même deux girafes et un petit, longeant la piste de leur démarche gracieuse.

La plantePrès de Swakopmund, le désert prend des allures de sol lunaire, le « moon landscape » et héberge une très rare plante qui, cela tombe bien, ressemble à une plante carnivore extraterrestre : la welwitschia mirabilis. Ces plantes énormes poussent disséminées dans le désert. La piste conduit à l’ancêtre, protégée des curieux par une clôture, vieille de… 1 500 ans. Une longévité qui fait rêver !

Les marais salantsNous rejoignons ensuite Walvis Bay, où flamands roses et pélicans barbotent pour le plaisir des villas luxueuses alignées sur le littoral. On ramasse quelques belles plumes roses, égarées sur la plage. Elles rejoignent les grandes plumes d’autruches qui ornent le tableau de bord d’OZ : magnifique !

Plus loin dans la baie, de vastes marais salants à l’eau rose scintillent au soleil frangés de leurs cristaux de sel blancs.

 

Les 4 et 5 avril : la Skeleton Coast

Les phoquesDe Walvis Bay, nous repartons vers le Nord et poursuivons au-delà de Swakopmund, en longeant la Skeleton Coast. Le paysage est monotone et rappelle étrangement l’interminable route qui traverse le Sahara Occidental et conduit du Maroc en Mauritanie. D’un côté le désert, de l’autre l’océan. Les marins l’avaient nommé Skeleton Coast car, en cas de naufrage, les rescapés échouaient sur la rive d’un désert et leur sort était scellé… Nous poussons malgré tout jusqu’à Cape Cross qui abrite une immense colonie de phoques . C’est une réserve et la plage est bordée d’un petit muret depuis lequel on peut regarder les phoques à quelques mètres en contrebas. Ils sont des milliers entassés bruyamment dans une odeur horrible . Léa et Rose sont sidérées devant leur nombre et les contemplent bouche-bée quelques minutes. D’innombrables bébés à fourrure noire tètent leur mère. D’autres se jettent dans les vagues un peu plus loin. Partout grognements et cris car les places sont chères et les bagarres nombreuses.

Skeleton Coast

La tanière du chacalNous quittons la route non loin de là pour bivouaquer. Une fois installés quelques indices nous mettent la puce à l’oreille : des trous creusés dans le sol, quelques ossements et surtout les cris et hurlements. Nous nous rendons bientôt compte que nous sommes près de tanières de chacals. Nous les voyons nous observer à bonne distance tandis que nous dînons près de leur demeure. Puis, une fois que nous sommes dans la tente, l’un d’eux vient même fouiner près de la voiture à la recherche de miettes de notre dîner .

Le lendemain, lassés de cette morne route longeant la Skeleton Coast, et de son froid crachin breton, nous obliquons vers l’intérieur des terres. Nous ne croisons pas âme qui vive sur cette piste. Nous longeons le joli massif montagneux du Brandberg.

off road driving killsLa piste est très mauvaise et nous roulons lentement. Nous traversons même une mine abandonnée : engins rouillés de part et d’autre, maisons en ruine et carcasses de voitures. Sur cette piste loin de tout, et notament de toute route goudronnée, un 4X4 en ruine porte l’œuvre d’un plaisantin : une pancarte mentionnant « off road driving kills ».

La crevaisonLorsque nous nous arrêtons pour ramasser du bois, une odeur de caoutchouc brûlé nous saisi : un de nos pneus arrière est crevé et, avec les cahots de la piste, Pascal n’en a rien senti en conduisant. Le pneu est complètement déchiré et irréparable. Heureusement, la jante a tenu le coup et il ne semble pas y avoir plus de dégâts. On change la roue sous un soleil de plomb. Il nous faut retourner à Windhoek racheter un pneu car nous n’avons plus de roue de secours. Après une longue journée de piste nous arrivons à Omaruru. Au seul garage de la ville, nous demandons pour un pneu neuf… et miracle ! La petite marchande, qui ne parle qu’Allemand et Afrikaan, possède dans sa remise deux pneus neufs identiques aux nôtres ! Nous pouvons repartir vers le Nord sans passer par la capitale.

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« SKELETON COAST »
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Le 6 avril : les guépards de Kamandjab

Le guépardNous gagnons l’Otjitotongwe Cheeta Farm, à quelques kilomètres de Kamanjab. Dans cette ferme hors du commun, le fermier élève des… guépards. Il récupère les animaux blessés ou malades et les conserve sur ses vastes (et closes) terres. Le fermier nous emmène d’abord chez lui où trois guépards apprivoisés vaquent dans le jardin avec deux chiens. Elevés au biberon dès leur naissance, les trois fauves ronronnent comme des chats lorsqu’on les caresse. Il y a malgré tout quelques consignes de sécurité : pas de lunettes de soleil (çà les énerve), pas de tongs (ils jouent avec et gare aux doigts de pieds), pas de mouvements brusque ou de course (ils sont très joueurs et vous sautent dessus pour vous faire tomber, comme le chat et la souris), et… garder les enfants dans les bras (ce qui est petit les amuse…). Sans prêter attention à Rose qui est dans les bras de son papa, et ne forme ainsi plus qu’un « grand » humain, un guépard repère Léa et se dirige droit sur elle, très intéressé. Le fermier éloigne l’animal trop joueur.

Le guépardEnsuite, nous montons dans la benne d’une camionnette qui part nourrir les 25 guépards sauvages. Une fois dans le vaste enclos, nous voyons un, puis deux, puis trois,… et jusqu’à une douzaine de guépards qui nous suivent. Ceux là sont féroces et ont faim. Pas question de les faire ronronner.
L’un d’eux est encore une fois attiré par Léa et s’approche tout près de la camionnette en la regardant. Puis c’est la cohut lorsque le fermier descend du camion et, armé d’un seul bâton, leur jette des quartiers de viande. Les fauves se disputent leur dîner, soufflent, montrent les crocs. Des coups de griffes fusent. Ce monsieur a un métier dangereux et nous voyons les fauves, craignant son bâton, essayer de le contourner et l’attaquer par derrière. Il porte quelques méchantes cicatrices, séquelles d’une minute d’inattention.

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« LES GUEPARDS »
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Le 7 avril : l’oasis de Palmwag

Palmwag

De Kamanjab, une piste conduit jusqu’à Sesfontein en passant par l’oasis de Palmwag. Au cœur d’un paysage de petites montagnes rouges au sommet plat, se trouve une réserve. On nous remet un plan du parc et nous nous engageons sur ses pistes pour un « game drive », à la recherche d’animaux. Les pistes sont très mauvaises et il y a quelques passages trialisant. Nous progressons lentement en nous rendant bientôt compte que le plan est au mieux succinct, au pire faux… Nous nous perdons et admirons bientôt un superbe coucher de soleil sur les montagnes. Puis nous progressons dans le noir, croisant quelques zèbres au pyjama resplendissant dans la lueur des phares. Léa s’enquiert des différents animaux que nous pouvons croiser la nuit en Afrique : des loups ? des lions ?… Grâce au GPS, nous regagnons finalement de nuit le campement. Le garde nous confirme que, effectivement, «de nombreuses personnes se plaignent que le plan soit faux» ( !?!) …

En repartant le lendemain matin, nous reverrons lors de rencontres toujours aussi magiques, springboks, zèbres et girafes qui paissent paisiblement le long de la route.

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« OASIS DE PALMWAG »
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Du 8 au 10 avril : vers les chutes d’Epupa

Les HimbasNous filons vers le Nord et la frontière angolaise pour admirer les chutes d’Epupa. En chemin, nous traversons le pays des himbas. Ce peuple conserve ses traditions et vit presque nu, la peau uniquement enduite d’un mélange de graisse et de terre rouge. Lorsqu’on rencontre leurs silhouettes le long des routes, ils ressemblent à d’étranges spectres modelés de terre d’Afrique. Dans un village, Rose, qui a toujours autant de succès, ressortira des bras d’une femme himbas les vêtements tachés. Elle provoquera l’hilarité générale en essayant de les effacer.

Les Himbas vivent dans les villages mais vont en ville couramment. A Kamanjab ou Epuwo, nous les croisons, presque nus, faisant leur courses au supermarché, ou déambulant dans les rues. Un homme nous explique que ces coutumes himbas sont très économiques : « ils n’achètent ni savon, ni shampoing, ni vêtement, ni chaussure ! ».

Les colons allemands, se sentant sans doute sous pression au milieu de toutes ces femmes nues, exigèrent qu’elles s’habillent. Et ainsi nacquirent les Hereros, un peuple qui partage langage et coutumes avec les Himbas mais sont couverts des pieds à la tête. Sous le torride soleil d’Afrique, les femmes sont vêtues de larges et amples robes, fermées jusqu’au cou. Elles portent d’étranges coiffes rappelant les longues cornes de leur vaches. Elles ont toutes la même curieuse silhouette et on sedemande comment elles supportent leurs encombrantes parures.

Epupa Falls

Enfin nous arrivons aux grandioses chutes d’Epupa . Le débit du Kunene, en cette fin de saison des pluies, est impressionnant. Les eaux rugissent en gerbes d’écume et semblent pouvoir à chaque instant sortir de leur lit. De l’autre côté des chutes, nous apercevons l’Angola. Nous rebroussons chemin. Mais il pleut depuis la veille et la piste sèche que nous avons emprunté la veille est devenu nettement plus boueuse. Les rus à secs sont maintenant de beaux ruisseaux. Nous sommes heureux de ne pas nous être attardés trop longtemps aux chutes : le retour aurait sûrement été plus épique !

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« VERS LES CHUTES D'EPUPA »
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Du 11 au 14 avril : le parc d’Etosha

Les gazellesNous passeront trois jours entiers à sillonner les pistes du vaste parc d’Etosha à la recherche des nombreux lions qu’il héberge. Les deux premiers jours, nous ne verront que des antilopes, des zèbres et des girafes. Nous sommes un peu déçus même si c’est la première fois que nous voyons d’aussi vastes troupeaux de plus de cent springboks. Les pluies abondantes ont dispersé les animaux qui n’ont plus besoin de se rassembler aux points d’eau. Nous allons admirer l’immense saline d’Etosha, vaste étendue blanche autour de laquelle le parc s’étend.

Saline d'Etosha

Le lionLe troisième jour, alors que nous nous apprêtons à jeter l’éponge et quitter le parc bredouilles, nous voyons différents groupes de lions et de lionnes. La plupart, écrasés par la chaleur sommeillent à l’ombre d’un acacias.

Face à facePrès d’un point d’eau, nous observons le curieux manège d’un groupe de springboks, d’oryx et de zèbres qui souhaitent s’abreuver. Malheureusement, deux gros lions dorment non loin de là et leur barrent le passage. Les herbivores hésitent longuement, semblant calculer le risque, mais s’approchent. Faisant preuve d’un courage ou d’une effronterie sans pareille, deux petits springboks avancent jusqu’à quelques mètre d’un des lions. Bien qu’allongé, le fauve la regarde pourtant avec attention. Mais finalement, les herbivores s’éloignent sans boire. Léa est déçu : elle voulait voir le lion attraper la gazelle. C’est vrai que nous aussi nous pensions que l’intrépide allait se faire croquer. Mais non, le roi était sans doute repu.

L'elephantNous voyons aussi un éléphant avançant d’un pas lent mais décidé, traverser un groupe de lionnes sans faire le moindre écart. Il sème la pagaille et les fauves s’éparpillent rapidement. L’une d’elles est obligé d’esquiver les lourdes pattes d’un long bond. Elle qui d’habitude égaillent les troupeaux de gazelles… elle semble vexée.

MangousteNous voyons tout un groupe de petites mangoustes, très affairées, sans doute à la recherche d’un serpent pour leur dîner.

Au camping, nous faisons la connaissance d’un couple de voyageurs danois qui sortent de l’ordinaire. Pascal fait aussi la rencontre du ratel, un cousin de notre blaireau européen, occupé à fouiller une poubelle du camping. L’animal a la réputation d’être, malgré sa taille modeste, d’une férocité sans égale, tuant parfois des antilopes beaucoup plus grandes que lui. Pascal ne ressemble pas à une antilope mais fait un sage détour lorsqu’il croise le ratel trapu et grognon.

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Le 15 avril : la météorite de Tsumeb

La météorite Nous partons vers l’Est et le Botswana. En chemin, nous nous arrêtons à Tsumeb pour voir la plus grosse météorite, encore intacte au monde. Effectivement, l’énorme bloc de 50 tonnes métal est impressionnant et on n’ose imaginer son impact avec notre sol. Là encore, c’est très organisé et autour de la météorite, un véritable petit amphithéâtre a été bâti. Tout près, une aire de pique-nique et une boutique de souvenirs. La météorite est à 90% constituée de fer. Cela se voit : elle rouille ! Le gérant finira t il par la peindre d’une couche d’antirouille orange ?

Du 16 au 18 avril : vers le Botswawna

Nous devons être le 19 avril à Maun où les parents de Nathalie viennent nous rendre visite. Il faut songer à quitter la Namibie. Un guide sud africain nous a donné un tuyau : près de Tsumke, un nouveau poste frontière est ouvert entre la Namibie et le Botswana. Plus proche de Maun, ce poste évite de remonter jusqu’au passage classique par la bande de Caprivi. Mais le tuyau est percé car après une longue journée de piste, nous nous rendons compte qu’il y a bien un poste frontière à Tsumkue mais pas de douane. Or, nous ne pouvons quitter la Namibie sans notre tampon de sortie sur le carnet de passage de la voiture. Décidément, le carnet de passage, qui semblait lisser les passages de frontière en Afrique de l’Ouest, nous complique bigrement la vie en Afrique Australe ! Nous en sommes quittes pour rebrousser chemin et remonter vers la frontière de Mahango, dans la bande de Caprivi. Un long long détour de plusieurs centaines de kilomètres…

A Mahango la frontière se passe rapidement, comme une lettre à la poste. Policiers et douaniers sont charmants. Mais les policiers botswanais n’ont pas le moral : les commentaires d’un petit poste de radio indiquent que le Zimbabwe vient de mettre un but au Botswana. En tant qu’ex-champions du monde, on compatit.

Le voyage se poursuit Au Botswana

mise à jour : 21/04/2005