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Au Malawi

 

 

Les 2 et 3 juin : à Lilongwe, capitale du Malawi

Nous reprenons la piste vers Chipata et passons sans problème la frontière entre la Zambie et le Malawi, direction Lilongwe, la capitale. En chemin, les contrôle de police se succèdent régulièrement. Le plus souvent, le policier ouvre la barrière et nous laisse passer. Parfois, le policier, curieux de notre voyage est sympathique et souriant et discute un moment. Il y en a même un qui nous souhaite la bienvenue et « ce pays est le votre le temps de votre voyage ». D’autres fois, il est plus tatillon et vérifie soigneusement que nous sommes en règle. Nous le sommes (assurance, deux triangles de signalisation et réflecteurs lumineux blancs à l’avant constituent le triptyque salvateur des contrôles zambiens et malawiens), donc tout va bien (Cela ne le ravie pas toujours).

Nous arrivons à Lilongwe, petite capitale du petit Malawi. Nous sommes constamment sollicités par beaucoup de mendiants et petits marchands ambulants. Le Malawi est très pauvre. Les mendiants font la queue devant le garage où l’on change notre pare brise. Le patron distribue des pièces de quelques kwachas. Le bouchon du filtre à gasoil ou un filtre à gasoil neuf restent introuvables en ville : le trop récent moteur TD5 n’est pas encore arrivé au Malawi. Nous appelons Lionel, de « la Boite à Land » (Alfortville) en France qui nous rassure sur notre réparation : on peut continuer à rouler comme cela jusqu’à trouver la pièce de rechange… peut être à Nairobi.

Du 4 au 6 juin : sur les rives du lac Malawi

Nous filons plein Nord, en suivant la route qui longe le vaste lac Malawi. Le lac est splendide, d’un bleu profond bordé de nombreuses petites plages. L’autre rive, à peine perceptible à l’horizon appartient d’abord au Mozambique puis à la Tanzanie. Nous traversons d’innombrables villages aux cases carrées et aux larges toits de chaume. Les bas cotés de la route sont constamment encombrés de marcheurs et de cyclistes. Toujours ces femmes, un enfants dans le dos portent d’énormes tas de bois ou sceaux d’eau sur des kilomètres et des kilomètres… Dure condition que celle d’une femme africaine. Lorsque nous nous arrêtons le midi pour notre picnic quotidien, nous déjeunons sous l’œil curieux d’enfants qui s’installent comme au spectacle. Des marchands de souvenirs vendent des objets en rafia. Pascal repart avec un Joli Defender et les filles avec une maison de poupées. Léa et Rose essaient même de nous faire acheter deux petits chiots… C’est vrai qu’avec un peu d’effort, on pourrait trouver encore une petite place dans le Land… Mais nous sommes fermes ! Nous restons deux jours au bord de la plage en face e la petite île de Kande. Le sable est blanc, l’eau limpide et turquoise. Léa et Rose en profitent pour jouer au sable mais la baignade est interdite pour cause de bilharziose. Nous nous rattraperons sur les plages tanzaniennes !

GALERIE :
« LE LAC MALAWI»
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Galerie, 13 photos

arbre à caoutchoucLes 7 et 8 juin : le Nyika national park

Nous partons vers le Nord et le « Nyika national park ». A Mzuzu, nous nous trompons de route et obliquons par erreur vers le Sud. Nous en somme quittes pour faire demi-tour et roulons 100 km de plus que prévu. Nous profitons malgré tout des paysages vallonnés et des pins de la jolie forêt de Viphya. Plus loin, nous traversons des plantations d’arbre à caoutchouc. Des vendeurs proposent des ballons fabriqués à partir de la sève récoltée. On en achète un pour les filles mais l’odeur du caoutchouc est telle que le ballon voyage bientôt sur la galerie.

Puis une piste qui escalade le plateau de Nyika nous conduit dans le parc à plus de 2 000 m d’altitude. Les paysages sont très beaux. Les touristes ne viennent pas jusqu’ici et nous sommes seuls au milieu de grands espaces de collines verdoyantes, de petits lacs et de forêts de pins. Antilopes Peu d’animaux dans ce parc qui n’abrite que des zèbres, des antilopes et des chevaux sauvages qui viennent nous rendre visite au bivouac. Nous voyons pour la première fois des antilopes roannes et des élands du Cap (qui se soustraient à toute photo).

Il fait froidSi l’altitude apporte en journée une confortable fraîcheur, le froid devient mordant dès que le soleil se couche. Nous dînons rapidement, couverts de tous nos vêtements chauds (y compris les bonnets et les gants !), et gagnons rapidement la tente où nous dormons tout habillés et pelotonnés les uns contre les autres. Le second soir Léa est malade et a la nausée. Aussitôt l’inquiétude nous gagne : a t elle attrapé le dangereux paludisme ? Heureusement, ce n’était qu’un coup de froid et dès le lendemain la louloute a retrouvé son énergie.

Le radiateur bouchéLes pistes du parc ne sont pas toutes bien entretenues et sont couvertes de hautes herbes. Bientôt il nous faut faire une pause et nettoyer le radiateur complètement obstrué par les herbes fauchées en roulant.

Nganda peakOz, qui a échappé à la surchauffe se lance ensuite à l’assaut du Nganda Peak, un sommet à 2 600 m. L’ascension est vertigineuse et impressionnante : la pente est telle que le moindre dévers pourrait nous entraîner dans de fatals tonneaux. Le sommet bien mérité offre une vue somptueuse sur le lac Malawi, les plaines de Zambie et les montagnes, bleutées à l’horizon, de Tanzanie.

GALERIE :
« LE NYIKA NATIONAL PARK »
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Galerie, 16 photos

Le 9 juin : vers la Tanzanie

Nous quittons le parc et prenons la piste vers Chitipa. Elle est mauvaise et certains passages sont très ravinés. On ne progresse pas très vite mais les paysages sont très beaux. Nous découvrons que notre clim est en panne. Nous perdons un élément de confort appréciable mais espérons pouvoir la faire réparer dans une prochaine grande ville.

Les villages se succèdent. Les gens ne semblent pas habitués à voir des 4X4, passer ici. Quelques enfants prennent même la fuite. Les adultes nous regardent immobiles mais répondent en souriant à nos saluts.

En fin de journée, la piste devient une belle route goudronnée sur une vingtaine de kilomètres. Le goudron disparaît à nouveau à 10 km de la ville et la piste cabossée reprend ses droits. Va comprendre…

Le voyage se poursuit en Tanzanie

Mise à jour : 15/06/05