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En Egypte

 

 

Les 15 et 16 septembre : sur le lac Nasser

Le 15 septembre la péniche est à quai à Wadi Halfa. Après les formalités d’immigration et de douane, nous roulons jusqu’au port. Le bateau est en piteux état. Les dockers sont en train de le décharger de ses marchandises importées d’Egypte. Le chaos est impressionnant. Bientôt le capitaine nous autorise à embarquer les voitures. Mais la péniche, à présent presque vide est très haute sur l’eau. Les marins disposent des rampes pour les voitures, mais le quai est très étroit et encombré. Y manœuvrer un véhicule n’est pas aisé. OZ se lance en premier, le Pajero de Pia et Poul suit et enfin c’est le tour du Land Cruiser d’un couple de sud-africain. Finalement les trois 4X4 sont sanglés à bord, non sans peine et émotions. A plusieurs reprises, nous avons cru que l’un ou l’autre allait tomber de l’étroite rampe et s’écraser sur le quai. On a du mal à croire que les mêmes opérations d’embarquement et de débarquement se renouvellent chaque semaine tant le désordre règne. D’ailleurs, sans doute ennuyé par le spectacle, un policier soudanais vociférant nous interdit de prendre des photos !

Finalement, en milieu d’après midi, la péniche appareille. Nous partons pour une croisière de deux jours sur le plus grand lac artificiel du monde. Nous déplions la tente et nous installons pour le bivouac le plus original du voyage. Notre tente devient une cabine de croisière avec vue sur les eaux du lac. La péniche n’a pas de rambarde : Léa et Rose sont condamnées à jouer dans la cale pendant la croisière. Chacun passe le temps comme il peut : un marin lit le journal, un autre fume la chicha… Léa en profite pour apprendre à faire des réussites.

Abou SimbelNous savourons le spectacle du coucher de soleil sur les dunes du désert qui borde le lac. On aperçoit un temple nubien sur les rives et passons même à proximité du temple d’Abou Simbel, illuminé dans la nuit.

Enfin, le samedi 17 au matin, nous apercevons le barrage d’Assouan ainsi que le curieux monument, en forme d’énorme couronne, à la mémoire de l’amitié égypto-soviétique. L’URSS a aidé l’Egypte a construire l’immense barrage. Un antique temple égyptien côtoie le monument soviétique, le barrage et ses lignes haute-tension dans un pittoresque anachronisme.

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« SUR LE LAC NASSER »
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Du 17 au 19 septembre : à Assouan

Le quai d’Assouan est plus haut que celui de Wadi Halfa. Le débarquement des véhicules se fait plus facilement. Nos visas et le carnet de passage sont respectivement tamponnés par la police et la douane. Mais ensuite, pour pouvoir sortir la voiture du port il faut accomplir quelques démarches auprès de la « traffic police » égyptienne… dans la ville d’Assouan, à 16 km de là. Nous gagnons donc la ville en taxi. Les nombreuses démarches nous occupent deux demi-journées malgré la gentillesse et les efforts des policiers égyptiens pour nous faciliter la tâche. Mais enfin, dans l’après-midi du 18, OZ est pourvu d’une nouvelle plaque d’immatriculation égyptienne (le N°8, à Assouan) et quitte le port.

Une bonne surprise est le prix du gasoil : 0,6 livre égyptienne le litre (7 Livres égyptienne ~ 1 euro). OZ engloutit son plein de plus de 100 litres pour moins de 10 euros. Un bonheur !

Assouan est une jolie ville au bord du Nil. On y trouve de tout en abondance : le contraste avec Wadi Halfa, de l’autre côté du lac est saisissant. De nombreux bateaux de croisière déversent des cohortes de touristes. Léa s’étonne de voir « plein de gens blancs qui parlent Français ». Après l’austère désert soudanais, nous jouons avec délices les vacanciers et flânons dans les rues et les souks. Nido, un marchand de petites bouteilles remplies de sable de couleur invite Léa et Rose à confectionner leur propre flacon. Les loulouttes se régalent et glissent fièrement le sable de couleur dans le petit entonnoir. Nido refuse que nous lui payions les flacons, seulement content d’avoir fait plaisir aux filles !

Dans une boutique de vêtements, le marchand déguisent Léa et Rose en de mignonnes Cléopatre et Néfertiti miniatures. Elles sont ravies !

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« A ASSOUAN »
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Pour gagner le temple d’Abou Simbel, il faut se joindre à un convois qui quitte Assouan à… 4 heures du matin ! Nous nous retrouvons donc en pleine nuit à attendre, près d’un barrage de police, avec des dizaines d‘autocars et minibus de vacanciers. Puis, soudain, une voiture de police passe en trombe en klaxonnant au milieu des véhicules : c’est le signal du départ ! Tous démarrent et partent à toute allure. Les gros autocars et les minibus traversent les rues endormies d’Assouan dans une course folle. La route file bientôt dans le désert, vers le Sud et nous avons été dépassé par l’ensemble du convois. Même en roulant à 100 km/h, nous étions trop lents ! Nous ne voyons plus ni autocars, ni voiture de police jusqu’à Abou Simbel…

Le temple est à 260 km au Sud d’Assouan, tout près de la frontière soudanaise. Un panneau montre la route vers… Wadi Halfa qui est non loin de là : le GPS indique que nous ne sommes qu’à 70 km à vol d’oiseau de la petite ville du Soudan. Un presque-retour à la case départ !

Nous visitons les magnifiques temples de Ramsès II et de son épouse Néfertari. Lorsque l’on se trouve en face de ces colosses de pierre, ou que l’on se promène dans les couloirs peints et sculptés, sous les plafonds soutenus par d’énormes colonnes, on a du mal à croire que ces temples ont été découpés, déplacés et reconstruits à quelques centaines de mètres de leur site d’origine et sauvés des eaux du barrage. Incroyable !

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« LES TEMPLES D’ABOU SIMBEL »
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Assouan héberge aussi les temples d’Isis et Hathor sur la petite île de Philae. A bord d’une petite barque, nous allons assister à un spectacle « sons et lumières » qui relatent leur histoire. Le spectacle est en nocturne et lorsque nous arrivons, Léa et Rose sont endormies. Là, le manager nous annonce que le spectacle est annulé car nous sommes les deux seuls clients. Nous sommes déçus mais… le lendemain, plusieurs autocars de Français seront là et le manager nous invite à nous joindre au groupe… gratuitement. Le lendemain nous sommes au rendez-vous et effectivement sommes gentiment invités. Les tableaux sont magnifiques mais les aventures et les colères des dieux antiques, contés par les hauts parleurs et illustrés par le jeu de projecteurs de couleurs, ont tendance à effrayer Léa. Rose, elle, s’endort dès le début du show.

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« L’ILE DE PHILAE»
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Les 20 et 21 septembre : à Louxor

Le convois, obligatoire, qui escorte les touristes depuis Assouan jusqu’à Louxor part à 8h, horaire nettement plus raisonnable que celui pour Abou Simbel ! Nous sommes moins nombreux, peut être une dizaine de véhicules au total. Un policier monte dans un des minibus qui devient le véhicule de tête. Une voiture de police avec ses hommes armés ferme le convois. Là encore, on part en trombe et filons sur la route qui borde le Nil à 100 km/h. Charrettes à âne, taxis aux arrêts fréquents, piétons rendent la conduite un peu stressante même si la voiture de tête ouvre le passage. Les paysages, magnifiques, défilent trop vite pour qu’on puisse prendre une photo ! Soudain, la voiture de police remonte la file en klaxonnant et nous fait signe de nous ranger. Un officier en descend et incendie en arabe le policier de la voiture de tête. Nous ne comprenons pas un mot mais les gestes et les mimiques traduisent : « Tu peux pas rouler moins vite non ? T’es fou ou quoi ? Tu veux tuer quelqu’un ?… ». Le convois redémarre à… 60 km/h. Nettement plus confortable ! Mais un peu plus loin, la voiture de police remonte à nouveau le convois en klaxonnant et le policier du véhicule de tête se re-prend un re-savon : « Tu le fais exprès ? T’es con ou quoi ? Tu peux pas aller plus vite qu’on ai une chance d’arriver avant demain matin ?… ». Finalement, nous atteignons Louxor avec la vitesse réglementaire de 80 km/h.

Dans la ville de Louxor, se trouve le grand temple de Louxor dédié aux dieux antiques. A 3km de là, plus au Nord, toujours au bord du Nil se trouve l’immense temple de Karnak. Les deux temples étaient reliés par une allée pavée bordée de sphinx. Quelques portions de l’allée sont visibles alors que la majeure partie est encore sous les rues et les habitations de la ville.

La présence policière est impressionnante dans les sites. Si les policiers armés en uniforme sont nombreux, on croise parfois un homme, en civil, dont la chemise ample dissimule un pistolet-mitrailleur. Avec le système des convois et les nombreux barrages de police sur les routes, on ne sait si on doit être rassurés ou inquiets !

La grande salle hypostyle du temple de Karnak est surtout remarquable avec ses immenses colonnes de pierre qui portent encore quelques éléments d’une charpente de pierre. Le scarabéNous déambulons à l’ombre de cette forêt de pierre qui apporte un peu d’ombre dans la chaleur accablante de l’après-midi. La chaleur est pénible mais apporte un peu de calme dans ces temples envahis de centaines de touristes.

Un gros scarabée de pierre est censé porter chance lorsqu’on en fait le tour. Consciencieusement, nous marchons tous les quatre autour de la bébête.

Nous visitons le temple de Louxor la nuit, alors que le monument est magnifiquement éclairé. Il fait presque frais, il y a peu de visiteur et les jeux de lumière créent une ambiance mystérieuse. Un énorme obélisque se dresse sur le côté gauche de l’entrée du temple. Celui qui était à droite est maintenant place de la Concorde, à Paris.

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« LES TEMPLES DE KARNAK
ET DE LOUXOR »
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Nous nous rendons également dans la vallée des rois non loin de Louxor, où se trouvent les tombeaux d’une soixantaine de pharaons. Mais la visite est décevante car les photos (même sans flash) des magnifiques peintures qui ornent les parois des caveaux sont interdites. Et à l’extérieur, il n’y a rien à voir, seulement les entrées des tombeaux percées dans la montagne… Les couleurs vives de ces peintures qui ont réussi à traverser les siècles en gardant leur éclat sont très étonnantes.

Non loin de la vallée, nous apprécions beaucoup plus la visite du magnifique temple d’Hatshepsout et de ses spectaculaires terrasses qui semblent émerger du flanc de la montagne. Nous nous promenons également à medinet Habou, presque aussi grand que le temple de Karnak et également beau.

En cours de journée, la chaleur est terrible et accablante. Nous marchons en cherchant l’ombre des pierres. Pour le malheur de Léa et Rose, les glaces fondent plus vite que leur ombre. Terminer sa glace avant qu’elle ne coule au sol devient une délicate course contre la montre.

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« LA VALLEE DES ROIS »
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Du 22 au 25 septembre : la route des oasis

Les dunes

Traverser la moyenne Egypte et suivre le Nil de Louxor jusqu’au Caire ne peut se faire qu’en convois, avec une escorte de police. Nous optons donc pour la route de l’Ouest qui passe par le désert et ses oasis et qui se parcourt librement. L’asphalte file dans le désert et nous admirons ainsi confortablement de beaux paysages sahariens. Nous croisons peu de véhicule sur cette route. On aperçoit très régulièrement de saugrenus arrêts de bus en béton, bâtis au milieu de nul part. Leur hypothétique utilité reste mystérieuse. Plus utiles, des postes de secours ont également été construits régulièrement et s’égrènent régulièrement au fil des kilomètres.

Les check-points de police sont tout aussi réguliers. Aux premiers barrages, les policiers nous demandent : « Allemagne ? », « Non, Français », « Cinq ? », « Non, quatre ». Visiblement, un véhicule avec 5 Allemands est attendu. Puis, la communication entre les poste semble fonctionner impeccablement car à chaque contrôle : « Français ?», « Oui », « 4 ? », « Oui ».

La route des oasis s’appelle aussi la « new valley ». Le gouvernement égyptien souhaite en effet peupler cette région du désert et soulager la vallée du Nil. Les anciennes villes des oasis sont remplacées par des maisons récentes. Contrairement à ceux du désert mauritanien, les oasis ressemblent ici bien peu à l’image que l’on s’en fait. Les villes nouvelles sont étonnamment modernes et bien équipées. Leurs larges avenues sont bordées de lampadaires et éclairées toute la nuit. Quelques fois pourtant le désert est le plus fort et des dunes envahissantes gagnent du terrain et engloutissent un poteau électrique ou deux…

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« LA ROUTE DES OASIS »
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Avant la new valley, les villes étaient construites en briques de terre. Leurs rues étroites protégeaient les habitants de la chaleur et du vent du désert. Nous nous promenons dans les jolies et fraîches ruelles de l’ancienne ville de Dâkhla et de Qasr. Seuls quelques habitants vivent encore dans ces cités médiévales. Les maisons vides sont occupées par des chauve-souris qui semblent être les « squatteuses » de ces vieilles villes.

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« LES ANCIENNES VILLES
DES OASIS »
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Peu après Qasr, une colline est creusée de dizaines de tombes anciennes. La plupart sont vides mais certaines laissent apercevoir les cadavres (ou momies ?) desséchés et conservés par la chaleur et la sécheresse du désert. Les tombes sont ouvertes, sans porte, et le vent du désert y pousse parfois quelques détritus : les antiques momies cotoient papiers de bonbon ou canettes de soda.

 

Peu après l’oasis de Farâfra, se trouve « le désert blanc ». Là, le désert s’orne de magnifiques roches de calcaire aux formes rondes. Demi-sphères et champignons d’une blancheur éclatante forment une étrange forêt minérale. Nous bivouaquons dans ce décor magique une nuit de rêve dans le désert : silence total sous un ciel scintillant d’étoiles. Au lever et au coucher du soleil les roches blanches se teintent de rose et d’orange. Le spectacle est irréel.

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« LE DESERT BLANC »
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En arrivant à l’oasis de Bawiti, le désert devient, cette fois, noir. Les montagnes coniques de pierres noires s’érodent et dispersent sur le sable leur poussière noire. Moins spectaculaire que le désert blanc, il doit sûrement sa renommée en raison du contraste des deux déserts tous proches.

Le désert noir

Chez ahmedA Bawiti, alors que nous cherchons un endroit pour dormir, Ahmed nous aborde. Il est guide et rentre d’une grande ballade (1500 km en 15 jours) dans la mer de sable qui s’étend vers la Lybie avec 40 touristes suédois. Pour fêter cela, il nous invite à dormir gracieusement dans son hôtel tout neuf, à peine achevé, qui n’ouvre que dans un mois. Comme nous sommes un peu méfiants, il sort de sa poche une énorme liasse de billets (il y en a au moins pour 2 000 euros) en nous disant : « J’ai de l’argent, çà ne m’intéresse pas, je veux juste vous inviter ! ». Le soir venu, nous dégustons avec Ahmed , sa femme et ses deux fils le délicieux repas de son retour. Le dîner se termine par le traditionnel thé à a menthe. L’hospitalité et la gentillesse des Egyptiens ne se dément pas.

Au bout de la route des oasis, juste avant d’atteindre le Caire, se trouve Gizeh et ses fameuses pyramides. Nous ne résistons pas au plaisir de photographier OZ devant les fameux monuments. Après 1 an de voyage et 50 000 km de routes et de pistes africaines, nous avons relié le Cap de Bonne Espérance et les pyramides du Caire ! La route est encore longue jusqu’en France mais quelle émotion !

 

Le 26 septembre : à Alexandrie

Depuis Louxor, nous avions appelé le consulat de Libye à Alexandrie : au téléphone, la personne que nous avions eu nous confirmait qu’il nous serait possible d’y obtenir le visa pour la Libye simplement. Une fois sur place, c’est une toute autre histoire. Nul n’y parle Anglais et nous ne parlons pas Arabe : les démarches sont longues et fastidieuses ! Finalement, après 6 heures d’attente dans une salle enfumée en compagnie de Libyens et d’Egyptiens qui, comme nous, se débattent dans les démarches, nous nous entendons dire qu’il nous faut contacter une agence de voyage en Libye afin qu’elle nous envoie une lettre d’invitation. Sans lettre, point de visa. Mais la lettre suffira t elle à obtenir un visa ? Si oui, en combien de temps ? Impossible de savoir. Pascal doit reprendre le travail début novembre et nous n’avons plus de temps. Nous renonçons donc à rentrer par la Libye et la route de l’Ouest, passant par la Tunisie. Il va nous falloir faire « le grand tour » et rentrer par l’Est. Déception…

Nous retournons, bredouilles, au Caire par l’autoroute qui relie Alexandrie à la capitale égyptienne. La présence policière nous étonne : un policier en blanc est posté, tous les 100 mètres sur la bande d’arrêt d’urgence. Nous ne nous rappelons pas d’une telle surveillance la veille lors du trajet aller. Soudain, un barrage de police bloque tous les véhicules, les obligent à quitter l’autoroute et à se garer sur le bas côté. Incroyable pied de nez du destin : l’autoroute est momentanément barrée car réservée au cortège de… Kadhafi qui vient en Egypte rencontrer Moubarak ! Nous regardons passer le cortège de dizaine de voitures et minibus du chef d’état libyen avant de pouvoir poursuivre vers le Caire.

Le 27 septembre : l’enfer du Caire

Oz avait survécu aux dunes en Mauritanie, à la boue en Ethiopie et à l’embarquement sur la péniche du lac Nasser. Il lui restait une ultime épreuve : pénétrer dans l’enfer du Caire, son labyrinthe de routes, rues et ruelles et l’anarchie phénoménale de sa circulation. Circulation compliquée encore par… la rencontre au sommet entre Kadhafi et Moubarak ! Décidément, après avoir refusé le visa et barré l’autoroute Alexandrie-La Caire, le chef d’état libyen nous complique encore la tache en multipliant les itinéraires déviés et rues barrées avec une présence policière hallucinante de milliers d’hommes postés le long des avenues.

Circuler et trouver son chemin dans le Caire est une chose mais y stationner en est une autre. Après de longues recherches, nous trouvons une place dans une ruelle, au milieu des boutiques. Un marchand nous libère gentiment sa place réservée. Tous regardent amusés Pascal manœuvrer, sous les indications de Nathalie, pour caser OZ dans sa minuscule place. Finalement, pour nous remettre de tous nos efforts, on nous offre un thé, servi à même le capot de la voiture et on nous promet que la voiture sera bien gardée.

Nous visitons le musée du Caire et ses richesses de l’Egypte ancienne. Mais, déception, là encore, les photos sont interdites…Nous y admirons malgré tout l’incroyable richesse du trésor retrouvé dans la tombe de Toutankhamon. Le clou de la visite est le fameux masque d’or de la momie du pharaon, splendide et rutilant parmi les bijoux.

Finalement, nous quittons le Caire en soirée et gagnons le camping de Gizeh. Contre toute attente, OZ est intact, et n’a subit aucun accrochage. Ouf !

Le 28 septembre : les pyramides de Giseh

Nous nous rendons au pied des 3 grandes pyramides de Gizeh. Elles sont bien hautes et les 40 siècles qui nous contemplent de leur sommet, impressionnants. La promenade au pied des colossaux monuments est longue sous le soleil. Des pancartes indiquent « no climbing »… C’est vrai, l’escalade des marches de pierre jusqu’au sommet de la grande pyramide de Kheops est bien tentante !

Pour faciliter la promenade, Léa et Rose montent fièrement sur un dromadaire. Nathalie et Pascal essaient de suivre les longues enjambées de l’animal pour la plus grande joie des louloutes. Finalement, toute la famille pose devant le mythique grand sphinx, sans nez.

Nous quittons le Caire vers l’Est et empruntons le tunnel qui passe sous le canal de Suez. Nous pénétrons dans le Sinaï et quittons en même temps la terre d’Afrique. Nous croisons de nombreuses 504 dont le chargement, empilé sur le toit, double facilement la hauteur du véhicule. C’est ce que l’on appelle « optimiser » !

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« LES PYRAMIDES DE GIZEH »
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Le 29 septembre : en bateau vers Aqaba

Entrer en Israël interdit, par la suite, de pénétrer sur le territoire syrien. Pour quitter l’Egypte, dont la frontière terrestre, à l’Est est commune avec l’état hébreux il faut donc emprunter un ferry qui traverse le bras de mer Rouge depuis Nuweiba vers Aqaba, en Jordanie. Les démarches d’exportation de la voiture hors d’Egypte, l’embarquement et le débarquement dans le ferry et les démarches d’entrée en Jordanie nous occupent toute la journée.

Le retour en France

mise à jour : 7/10/05