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Au Burkina Faso

 

 

Du 1er au 4 décembre : vers Ouagadougou

des vaches, de l'eau et toujours pas de camembert!

La piste qui descend vers le Burkina est sableuse. Nous renouons avec la conduite particulière à cette élément : vitesse suffisante pour éviter l’ensablement tout en conservant le contrôle du véhicule. Surtout qu’ici, à la différence du désert, les arbres et arbustes de la brousse bordent la piste ! Nous nous arrêtons pour un bivouac à une centaine de mètres de la piste. Nous nous y ferons une petite frayeur car nous sommes réveillés en pleine nuit par le moteur d’un camion, des voix, des bruits de ferraille. Nous n’avions jusqu’à présent croisé aucun véhicule sur notre trajet. Inquiets, nous observons dans la nuit une certaine agitation autour d’un camion arrêté, phares allumés pas très loin de nous. Nous sommes bientôt rassurés car nous entendons le bruit caractéristique, que nous connaissons bien maintenant ;-), d’un véhicule qui essaie de se sortir du sable mou. Rassurés, nous les laissons se livrer aux joies du pelletage et des plaques à sable sous le ciel étoilé et nous rendormons.

Le lendemain, nous effectuons sans problème les formalités d’entrée au Burkina Faso à Baraboulé. De là, une belle piste de latérite rouge nous mène à Djibo pour les formalités de douane, réalisées sans difficulté. Au marché, nous nous régalons de frites de patates douces. Nous passons à proximité du marché à bétail ou les nomades se rendent fièrement à dos de dromadaire.

Villages de Peuls... ya quelqu'un ?Le Burkina est un pays plat et la petite reine envahit les routes. Les vélos, que nous commencions à voir en nombre au Mali, sont ici partout. Les portes bagages sont chargés de toutes sortes de marchandises, monceaux de bûches de bois, montagnes de bidons, cages à poules et même moutons ou chèvres (plusieurs sur un même vélo). Au mois de novembre a même eut lieu le Tour du Faso.

De Djibo, nous poursuivons vers l’Est et Dori au travers d’un paysage sahélien de brousse clairsemée et de baobabs. Nous croisons de nombreux villages de nomades éleveurs, les Peuls. Parfois de simples huttes en paille, leurs villages sont aussi parfois composés de cases « dures » environnées de jolis petits greniers à céréale. Ces petites huttes donnent l’impression que les hommes cohabitent avec de mystérieux lilliputiens. Sur notre route, nous passons à de nombreuses reprises des barrages permettant la retenue des eaux. Dessus flottent de nombreux nénuphars ou « sièges à grenouilles » ! (selon Léa).

piste en tôle ondulée, secouez-moi, secouez-moi!A Dori nous prenons la piste qui mène au Sud à Ouagadougou. Cette piste, très large, en latérite rouge est couverte sur toute sa largeur d’une redoutable et fatigante, pour le véhicule et l’équipage, tôle ondulée. Nous sommes soumis, pendant des heures interminables, à l’épreuve du shaker !

La mosquée de Ban Le 2 décembre, avant d’arriver à Kaya, nous visitons l’étonnant village de Bani qui possède 7 mosquées. Un enfant du village fait des rêves étranges. Adolescent, il est un peu mystique et solitaire. Il part en voyage et, à 40 ans, de retour chez les siens, ses paroles sont reconnues comme celles d’un prophète par les marabouts. Il convainc alors les 4 000 habitants de son village de construire une vaste mosquée. Suivent bientôt 7 autres petites mosquées sur la colline surplombant la ville. Construites en banco (briques de terre et paille, recouvertes d’un crépis de terre), dans le style soudanais, elles doivent être entretenues régulièrement après chaque saison des pluies. Leur construction et leur entretien occupent de nombreux volontaires tous les vendredis. Malheureusement, la rupture, en 2000 d’un barrage proche prive le village de l’eau nécessaire à l’entretien des crépis. En juin 2004, le minaret de la grande mosquée s’est même écroulé.

Le minaret de l’une des petites mosquées est habité par de petites chauve-souris noires qui virevoltent en piaillant à notre approche. Elles s’accrochent, tête en bas, sur les murs environnants. Léa et Rose découvrent de près, ravies, cet étrange animal.

A Kaya, c’est pénurie d’eau : à chaque puits, une queue interminable de barriques, bidons et sceaux que les habitants placent là en attendant leur tour. Nous renonçons à faire notre plein, impressionnés par une telle affluence.

Si, si, c'est un musée... mais de quoi ? mystère !A Manéga nous visitons le musée de la bendrologie et de la termitière. Le premier avocat du Burkina, Tittenga Frédéric Pacéré, a bâtit les vastes bâtiments de ce surprenant musée dans la brousse près de son village natal. Il est dédié aux rites et coutumes de différentes ethnies qui habitent au Burkina : Mossi, Peuls, Yonyonsé, Dogons, Bobos,… Des habitations traditionnelles sont reconstituées, les différents rites funéraires expliqués. Une visite riche en enseignements.

oua ga doudou ? (prononcez Ouaga pour paraître initié :-)A l’approche de la capitale, nous dépassons des files de nombreuses petites charrettes tirées par un âne conduit par un adolescent et chargées de bûches de bois : elles alimentent ainsi les foyer de Ouagadougou en combustible. Dans l’autre sens, les charrettes repartent, à vide, dans une même interminable file, le jeune homme souvent endormi dans sa charrette, le bourricot semblant connaître la route. Il ne nous reste donc plus que le milieu de la piste, très abîmée, pour rouler.

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« VERS OUAGADOUGOU  »
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Du 4 au 8 décembre : à Ouagadougou

un vautour (il parait qu'ils ne mangent pas que des graines)Nous arrivons le 4 décembre à Ouagadougou. Nous resterons jusqu’au 8 décembre. Cette ville est calme et plaisante pour une capitale. Rien à voir avec la frénésie de Bamako. Mais curieusement, la ville est fréquentée par de grands vautours qui se posent sur les bâtiments ou dans les arbres. Ces gros oiseaux noirs, au corps voûté surmonté d’une tête pelés sont vraiment lugubres. On s’attend, au détour d’une rue, à croiser le croque-mort de Lucky Luke.

Les tresses de LéaNous visiterons quelques hôtels avant de nous installer aux « Manguiers » : accueil adorable et meilleur rapport qualité prix. Léa et Rose sont comme chez elles. Alima, une des serveuses, qui sympathise avec Léa, lui fait même des tresses : çà c’est une super copine !

Ouagadougou sera une halte gastronomique. Nous y découvrons le restaurant « Le Verdoyant », rendez-vous de tous les expatriés de la ville. Nous y dégusterons notamment les premières glaces de notre périple. De délicieuses glaces de fruits exotiques…huuum ! (celle au chocolat était pas mal non plus !) Nous découvrons « Chez Zaka » dans des assiettes chères et particulièrement peu copieuses, le « poulet bicyclette » que l’on trouve partout au Burkina. Des poulets mangés trop tôt, qui n’ont pas eu le temps de grossir. Comme le cadre du vélo, on ne voit que leurs os et il n’y a pas grand chose à manger.

Le dimanche, nous allons assister à la messe. Une grande chorale mixte chante joyeusement les cantiques. Ce n’est pas la messe des « Blues Brothers » mais rythme et gaieté emplissent le bâtiment. Les vêtements soignés et multicolores de l’assistance font de la cérémonie un évènement particulièrement joyeux.

Noël à Ouaga (on distingue nettement un petit lutin rouge sur la photo)Noël approche et même sous ces latitudes, il se prépare. Des vendeurs des rues proposent décorations, sapins en plastiques et Pères Noëls gonflables. Léa attend bien sûr avec impatience Noël et réfléchit chaque jour aux moyens de décorer le 4X4. Nous décidons d’acheter un petit sapin, pas trop encombrant. Mais cette acquisition s’avère tumultueuse : le vendeurs nous pressent de toutes parts et le marchandage ressemble plus à une émeute qu’à une négociation commerciale. Nous repartons finalement avec notre sapin, toujours poursuivis par une horde de marchands souhaitant nous vendre de quoi décorer une maison entière.

Ouaga sera aussi une ville de rencontres : nous retrouvons avec grand plaisir, pour une soirée, Basile, le copain de Léa et ses parents rencontrés à Bamako. Nous reconnaissons également Paul (enfin, nous avons surtout reconnu son inimitable 4X4 décoré) rencontré à la frontière marocaine. Paul nous invite gentiment à nous arrêter chez lui, à Sabou. Enfin, nous ferons la connaissance d’un couple, Nadège et Vincent venu enseigner au Burkina pour deux années.

Nous prenons notre visa à l’ambassade du Ghana. Nous testons ainsi notre anglais en Afrique : de grands moments d’incompréhension mutuelle nous attendent au Ghana. Notre visa en poche, nous quittons Ouaga le 8 décembre et gagnons Sabou, à 80 km de là, dans la soirée.

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« A OUAGADOUGOU  »
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Les 9 et 10 décembre : à Sabou

Bivouac chez Paul, et camping sauvageNous arrivons chez Paul au soleil couchant. Paul est encore à Ouaga pour affaires. Il s’agit donc de convaincre son gardien que nous ne sommes pas des intrus. Heureusement, nous devons avoir bonnes mines et nous sommes autorisés à camper sur son terrain.

Nous passerons 2 jours chez Paul : quelques hectares de brousse défrichés, une cabane de paille comme demeure, une baraque en banco pour les animaux. Tout cela est provisoire et le terrain de Paul s’anime comme une ruche dès le lever du soleil. Paul et ses ouvriers s’activent à construire la maison, une ferme, un village touristique d’une vingtaine de cases, un grand potager, un vaste verger de 500 arbres,… Les premiers touristes sont attendus pour février 2005. Il y a du boulot !

Léa et sa brouettePaul a commencé à rassembler quelques animaux pour sa ferme. Léa et Rose côtoient avec bonheur vaches, chevaux, moutons chèvres, poules, et un perroquet gris du Gabon qui imite son maître à la perfection. Léa aide les ouvriers et veut être de tous les travaux. Elle parcourt toute la journée la ferme avec sa brouette.

crocoSabou est célèbre pour sa grande mare aux crocodiles sacrés. Toute proche de chez Paul, nous en profitons pour aller les observer. Nous apercevrons quelques uns des 300 sauriens qui y vivent. Mais les crocodiles seront toujours décevants pour Léa et Rose. Soit ils sont hors de l’eau figés au soleil. Difficile alors de croire que ce ne sont pas des troncs d’arbres. Soit ils nagent en surface mais ne laissent affleurer que leurs narines et leurs yeux.

Statuettes en cire (cette technique de la cire perdue existe depuis l"Egypte antique)Sabou possède aussi un centre formant des handicapés aux métiers de l’artisanat. Les élèves nous montreront la sculpture sur bois, le travail du cuir, le tissage. Ils nous expliqueront aussi la technique de fabrication de statues en bronze selon la technique de « la cire perdue » : la statue est d’abord modelée en cire (comme de la pâte a modeler) ensuite recouverte d’argile. Ce moule d’argile est cuit. Il durcit et se vide son contenu de cire. L’espace libéré est remplit de bronze liquide et brisé pour révéler finalement la statue de métal (vous avez suivi ?!). Le soir, les jeunes nous invitent à un concert de djembé (tam-tam). Léa, un peu timide au départ, finit par se mêler aux autres danseurs et se laisse porter par le rythme africain.

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« A SABOU  »
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Du 11 au 13 décembre : à Bobo-Dioulasso

et voila, on incline l'appareil et le clocher entier tient dans la photo... malin non ?Nous quittons Paul et son hospitalité le 11 décembre en nous promettant de revenir voir son projet réalisé.

La route conduisant jusqu’à Bobo-Dioulasso est à péage (çà faisait longtemps que nous n’en avions vu !). Mais son revêtement très abîmé et troué d’innombrables nids de poule en fait la piste la plus chère d’Afrique !

Nous nous arrêtons en chemin pour admirer l’église de Boni dont la façade représente un masque Mossi. Etrange mélange d’animisme et de religion monothéiste que nous retrouvons partout : être chrétien ou musulman n’empêche pas de croire en la magie africaine et de porter fétiches et gri-gri protecteurs.

Bobo, la gare (face au café de la gare)Bobo, l’ancienne capitale, est une jolie ville calme aux vastes avenues ombragées bordées de grands arbres. Sa gare d’architecture soudanaise est très jolie. Son vaste marché est aussi spectaculaire mais la pression touristique est incessante. Nous étions « Toubab » au Mali, nous sommes « Nassara » ou « le blanc » au Burkina. Toujours blancs donc, mais encore plus sollicités. Difficile de faire un pas sans être interpellés par guides et vendeurs. Ces guides essaient même de se rendre indispensables pour visiter le marché de Bobo ! Une vendeuse de bassine nous demande 1 000 CFA pour photographier ses bassines multicolores (évidemment, nous ne ferons pas la photo). Un jeune, qui vient discuter avec nous nous demande de l’argent pour sa peine !… Désagréable mais constante sensation d’être pris pour un tiroir caisse, même si les burkinabés nous souhaitent poliment une « bonne arrivée ».

Hospitalité garantie à la  Mission catholique Nous logeons à la Mission catholique. L’établissement est très propre et possède un beau jardin fleuri. Il sera notre havre de paix. Nous prenons nos repas dans le réfectoire, avec les sœurs et les autres locataires de la mission. Le soir où la TV diffuse le Kora (l’Eurovision africain) nous assistons aux encouragements enthousiastes des sœurs pour le candidat sud-africain : un enfant-rappeur du Burkina. Le pays s’est même cotisé pour lui offrir son billet d’avion vers l’Afrique du Sud.

Le Marigot Houet et ses poissons chats sacrés (faut arrêter la bierre là!)En insistant pour oblitérer les timbres de nos lettres, nous rencontrons le préposé à ce travail dans les arrières salles de la poste de Bobo. C’est Abdoulaye, un ancien joueur de l’équipe nationale de foot du Burkina, vêtu d’un T-Shirt des bleus .

Pour une visite instructive dans le dédale de la vieille ville de Bobo, nous nous laisserons guider par Simon à travers les quatre quartiers : la belle mosquée du quartier musulman, les fétiches en tous genres souillés du sang et des plumes des poulets sacrifiés, le quartier des griots et celui des forgerons. Nous avons été impressionnés par l’eau très sale du marigot Houet qui longe la vieille ville. Les habitants s’y lavent ou y font leur lessive au milieu des détritus, des cochons et des poissons-chats sacrés.

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« A BOBO-DIOULASSO »
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Les 14 et 15 décembre : la région de Banfora

L'autoroute vers BanforaContents de notre visite de la vieille ville, nous partons avec Simon vers Banfora. La route, toujours à péage est cette fois impeccable. Nous traversons des paysages de brousse puis, en arrivant dans la région de Banfora, d’immenses champs de cannes à sucre. En chemin, nous faisons une course poursuite avec un taxi-brousse pour le prévenir qu’il a perdu une partie de l’hasardeux chargement ficelé sur son toit.

domes de FébédougouNous allons d’abord admirer les dômes de Fébédougou : d’harmonieuses colonnes de pierre, sculptées par le temps s’élèvent vers le ciel. Nous trouvons ensuite la fraîcheur aux chutes de Karfiguiéla, au bord des larges retenues d’eau à l’ombre des arbres. Nous gagnons ensuite en fin de journée le lac de Tengréla en suivant une splendide piste qui serpente entre les rizières bordées de bananiers. L’eau est partout et les paysages se colorent d’une palette de verts soutenus.

soleil couchant Nous tentons le soir même et sans succès de voir les hippopotames qui vivent dans le lac. Nous profitons malgré tout d’une magnifique ballade en pirogue dans le soleil couchant. On a mis le réveil et à l’aube du lendemain, Léa et Rose encore en pyjama, nous retentons notre chance.c'est Pascal qu'on aurait aimé voir avec une fleur sur la tête ! Cette fois, nous voyons longuement, à une cinquantaine de mètres de notre pirogue, un groupe d’hippos jouer dans l’eau. Le plus souvent, nous ne voyons que leur grosse tête émerger, leurs oreilles roses papillonnant. Mais, et seulement lorsque Nathalie éteint son appareil photo (expérience vérifiée à plusieurs reprises), un coquin plonge tête la première et son gros dos ondule à la surface. Au retour, le piroguier confectionne gentiment de magnifiques colliers et couronnes de fleurs de nénuphar blanches et mauves. Des trois filles, difficile de dire laquelle est la plus fière !

pics de SindouNous prenons ensuite une belle piste ombragée par de grands arbres pour rejoindre les pics de Sindou : un ensemble de pics de pierre clôturant un plateau rocheux. Dans cette forteresse naturelle, les habitants de Sindou, des Senoufos, se protégeaient de leurs ennemis. Le village de Sindou est maintenant établit plus près des champs, dans la vallée. L’endroit reste sacré, empreint de coutumes et interdits. D’ailleurs, précise le guide, un couple de Français qui y faisaient l’amour, ont été aussitôt attaqués par des abeilles et sont morts sur le champ !. Le guide Senoufo nous explique une évolution amusante des fétiches : une aire sacrée, délimitée par des pierres, était autrefois fréquentée par les femmes qui ne pouvaient avoir d’enfant. A présent, l’endroit est délaissé au profit des fétiches « portables », les waks, plus pratiques, que l’on conserve sur soi sans avoir à se déplacer. Ou : la modernité et la course à la miniaturisation chez les animistes.

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« REGION DE BANFORA  »
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Du 16 au 18 décembre : les éléphants de Nazinga

Tas de coton (les enfants ne s'y sont même pas jetées ?!)Après avoir regagné Bobo et dit au revoir à Simon, nous cheminons pendant 2 jours vers l’Est en passant par Diébougou. C’est la récolte du coton et partout d’immenses tas blancs sont rassemblés. Ils sont ensuite chargés dans d’énormes camions qui roulent à toute allure sur la piste cabossée. La route est ourlée de blancs petits morceaux de cotons égarés.

Nous entrons dans le parc de Nazinga en fin d’après-midi, le 17 décembre. De l’entrée du parc au campement, restent 35 km à parcourir. Pour arriver avant la nuit, OZ file à vive allure sur la piste. L’heure semble favorable à l’observation des animaux et nous aurons un festival. A notre approche, un troupeau de grandes antilopes-chevaux s’enfuient en bondissant par dessus la piste. D’autres antilopes et des phacochères détalent également. Plus loin, d’énormes rochers gris s’ébranlent lentement : des éléphants !

un nez, un nez, un néléphant!Nous passons la nuit dans une lodge du campement et le lendemain à l’aube nous repartons accompagné d’un guide du parc à la recherche des bébêtes. Cette fois nous approcherons de très près, beaucoup trop au goût de Nathalie, un grand troupeau d’éléphants avec leurs éléphanteaux. Un (gros) retardataire gourmand, qui déguste chaque feuille à portée de trompe, décide de s’approcher de la voiture. L’adrénaline monte un peu mais il repart nonchalamment rejoindre le troupeau. Nous quittons le parc dans l’après-midi du 18 décembre. Il fait très chaud dans ce milieu d’après-midi et tous les animaux s’abritent : nous n’en voyons aucun sur ce chemin du retour vers la sortie du parc. Mais nous sommes ravis de notre safari.

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« NAZINGA »
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Le 19 décembre : les cases peintes de Tiébélé

Tiebele, ses casesA Tiébélé, nous campons dans l’enceinte de l’auberge Kunkolo. Son gérant, Tier, un rasta jovial ,nous accueille gentiment et sympathise avec Léa épatée par son épervier apprivoisé.

Les Gourounsis rassemblent les cases d’une famille (qui peut compter jusqu’à 150-200 membres) dans une enceinte constituant un petit village fortifié. Nous visitons la concession royale de Tiébélé. L’architecture est intéressante et variée (maisons en 8 pour les vieilles femmes, maisons rondes pour les hommes célibataires et maisons carrées pour les couples mariés) et les maisons s’ornent de motifs et symboles colorés. La grand-mère qui vit dans la maison en 8 s’occupe des enfants. Deux d’entres elles, devant le pas de leur porte, joueront à trier des arachides avec Léa et Rose pendant que les parents visitent la concession.

Après quelques kms de brousse, et finalement guidés par des enfants qui courent à côté du Land, nous gagnons le village de Tangassoko et visitons la concession d’une autre famille, magnifique également.

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« TIEBELE »
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Le voyage se poursuit au Ghana

Mise à jour : 9/01/05