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Au Botswana

 

 

Du 18 au 21 avril : à Maun

L'aéroport international du BotswanaNous arrivons finalement à Maun le 18, après trois longues journées de route, à temps pour l’arrivée de l’ATR d’Air Botswana, ponctuel à la minute près. Léa et Rose sont ravies de revoir leurs grands-parents. Cela fait quelques mois que l’on entend parler de papy et mamy, et quelques semaines que l’on décompte les jours !

Au camping Audi Camp, nous recroisons Pia et Paul en route vers le Zimbabwe.

Le game fly ! certains rient jaunes ;-) Alors qu’ils sont à peine remis de leur long vol jusqu’à Maun, nous embarquons Papy John et Mamie Françoise à bord d’un petit avion Cessna pour un survol du delta de l’Okavango et un « game fly ». Lorsque l’avion décolle, Léa et Rose, ravies, hurlent de joie. La recherche des animaux depuis un avion n’est pas de tout repos : altitude et vitesse les rendent difficiles à détecter. Il faut l’œil exercé du pilote pour que nous puissions distinguer les éléphants ! Sous la verrière de l’avion, la chaleur est terrible. Avec les virages serrés entrepris pour revenir voir de plus près éléphants, lions, zèbres, girafes ou antilopes, l’estomac chavire. Comme en bateau, nous sommes un peu nauséeux. Bientôt Léa s’endort sur son siège. Rose tient bon et gigote comme un diable sur sa pauvre maman pour voir le paysage. Malgré tout, le paysage du delta est splendide et nous admirons les cours d’eau, îles et forêts dans la lumière du soleil couchant. Un des plus beaux paysages de notre voyage.

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« SUVOL DU DELTA D'OKAVANGO  »
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Galerie, 18 photos

Le temps de faire quelques courses, régler quelques affaires d’importance (remplacement de notre coupleur séparateur de batteries par un autre, tout neuf, rapporté de France par les parents de Nathalie, trouver un coiffeur pour Pascal, des glaces pour Léa et Rose,…) et nous repartons pour la découverte du Botswana et quelques « Game drives » dans ses parcs.

Le 21 avril : à Nata

Oz, l’autobus malgache, qui a maintenant deux passagers avec bagages en plus, reprend la route vaillamment. Cap à l’Est pour rejoindre la petite ville de Nata où se trouve un des plus grands « pan », lac salé asséché.

En chemin Pascal écope de la seconde amende du voyage. Sur une route déserte, où on aperçoit plus de girafes que d’autres voitures, un policier nous fait signe de nous arrêter. Sur le film du caméscope numérique couplé au radar, Pascal voit le Land avec sa vitesse instantanée affichée sur l’image en surimpression : 73 km/h. La prouesse technologique apporte une preuve sans appel : nous dépassons la vitesse autorisé de 13 km/h. Nous n’avions pas vu le panneau et avions pourtant l’impression de nous traîner ! Le policier consulte une grille, et annonce le tarif : 95 pulas (environs 15 euros). Mais il n’a pas de pièce de 5 pulas à rendre sur notre billet de 100 pulas. Il n’a qu’un billet de 10 pulas. Il corrige donc notre vitesse sur le procès verbal. Avec un petit 72 km/h, l’amende, selon sa grille, n’est plus alors que de 90 pulas. Haute technologie et rigueur de la police botswanaise.

La pan de Nata

home sweet homeA Nata nous nous installons dans un lodge : camping pour nous et « luxury tent » pour les grands-parents. Puis, nous partons en excursion sur le pan à bord d’un… Toyota. La saison des pluies vient de finir. Le pan n’est pas sec et sur le lac se rassemblent de nombreux flamands roses. Le spectacle est magnifique et nous contemplons le soleil couchant en sirotant un rafraîchissement.

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« PAN DE NATA  »
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Galerie, 10 photos

Le roi BabarLe 22 avril : à Kasane

De Nata, nous gagnons Kasane, au Nord du Boswana. L’asphalte file dans la brousse et nous apercevons parfois un éléphant, à quelques mètres de la route. Nous étions habitués aux troupeaux en tout genre de vaches, chèvres, moutons,… mais croiser un tel animal au détour d’un virage a de quoi surprendre.

Les pintades sont aussi en Afrique !
Les 23 et 24 avril : le parc de Chobe

Levés dès l’aube, nous entrons dans le parc de Chobe dès 7h30. Nous longeons la rivière et contemplons et surtout approchons, à quelques mètres, de nombreux animaux. Les plus nombreux restent les antilopes et les…pintades, qui courent dans le parc par centaines.

Chobe River

Les cochons sont plus gros ici...Sur la rive, profitant de la fraîcheur du matin, quelques hippos sont sortis de l’eau. L’énorme animal qui, immergé dans l’eau semble obèse et lourdaud, fait preuve sur la terre ferme d’une étonnante agilité. Il se déplace rapidement et broute goulûment aux alentours. C’est l’animal le plus dangereux et responsable du plus grand nombre d’accidents : 100 tués chaque année au Botswana ! Les victimes, croyant avoir affaire à un balourd, se laissent sans doute surprendre lorsqu’il charge. Nous le regardons de loin, sans quitter le Land…

La lionne se repose alors que le lion est certainement parti chasser pour toute la famille... :-)Nous nous garons à une dizaine de mètres de deux superbes lionnes qui sommeillent à l’ombre de buisson. Au cou des fauves, un collier émetteur pour que les chercheurs puissent suivre leurs déplacements. Ainsi équipées, elles ressemblent d’autant plus à de gros chats domestiques dont on gratterait bien le menton.

La belle et les bêtesLe parc abrite une vaste population d’éléphants et nous en voyons de nombreux. Au détour d’un sentier, nous tombons au beau milieu d’un troupeau entier de pachydermes. Ils en vient de partout, devant, derrière, sur les côtés. Derrière les buissons qui bordent le sentier, nous apercevons les grosses masses grises évoluer lentement. On se sent tout petit… et si l’un d’eux, venait à charger, nous n’aurions pas de fuite rapide possible. Mais les éléphants sont pacifiques et nous laissent partir sans soucis. Malheureusement, en zigzaguant dans les broussailles, la carrosserie d’Oz s’enrichit de quelques autres vilaines cicatrices.

Chobe River

En fin de journée nous nous installons pour bivouaquer dans le parc, dans le camp d’ Ihaha. Il y a un bloc sanitaire mais point d’enclos. Les animaux y évoluent librement comme ailleurs dans le parc. Les consignes de sécurité sont strictes : dormir dans une tente ou un véhicule fermé car sinon « lions and hyenas will eat you »… Après le dîner, Jean-Daniel et Françoise s’installent pour dormir dans le Land, tandis que Nathalie, Pascal, Léa et Rose s’enferment dans la tente de toit. Au crépuscule nous apercevons deux gros hippos qui suivent la berge en broutant. On reconnaît leurs grognements caractéristiques, assez semblables à ceux de cochons. Une bruyante troupe de babouins passe la nuit non loin de nous dans un concert de hurlements, cris et grognements. Ils sautent sur le toit des sanitaires, bondissant sur les tôles et les panneaux solaires. Avec l’aube, nous apercevons des crocodiles qui glissent à la surface de la rivière sans une ride. La vie sauvage est omniprésente et bien visible, presque envahissante : c’est un vrai bivouac africain !

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« DANS LE PARC DE CHOBE  »
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Le lendemain, nous embarquons à bord d’un bateau pour une promenade de fin de journée sur la rivière Chobe. Là encore, l’abondante faune du parc s’offre à nos yeux. Oiseaux multicolores, aigles pêcheurs, crocodiles, varans, antilopes,…

Le bateau glisse près d’un groupe d’hippopotames qui, immergés jusqu’au cou, broutent bruyamment et sans relâche d’énormes bouchées d’herbes aquatiques. Même en ne mangeant que de la verdure, les pauvres semblent bien replets. « Weight Watcher » ne fonctionne donc pas pour les hippos.

broutage!

Dans une manœuvre qui nous semble téméraire, le barreur laisse le bateau approcher à quelques mètres d’un groupe d’éléphants. Mais ils ne prêtent pas attention à ces curieux de touristes. Deux éléphants de jettent à l’eau et s’immergent presque entièrement. Trompes emmêlées, défenses imbriquées, ils jouent, se poussent, se bousculent pour un joyeux bain rafraîchissant. Le spectacle est merveilleux et nous le contemplons longuement.

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« DANS LA CHOBE RIVER »
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ATTENTION, détours!!!
Le voyage se poursuit au Zimbabwe...
et revient au Botswana ! (à tout de suite)

Le 1 er mai : sur les rives de l’Okavango

camping 3 étoilesLe camping dans lequel nous faisons halte est véritablement aménagé dans une forêt. La piste quitte d’abord la route puis serpente sous la voûte végétale. Les grands arbres, peuplés de petits singes, abritent les emplacements et apportent une délicieuse fraîcheur. La tente est dressée à quelques mètres de l’Okavango et la nuit nous entendons les grognements des hippopotames qui barbotent. Lors d’une promenade en barque, nous n’en apercevons pourtant aucun. Des habitants de l’Okavango, nous ne voyons que quelques varans, un crocodile et des foisons d’oiseaux.

Nous faisons la connaissance d’une famille française (Cathy, Marc, Jules et Charles) qui achèvent une traversée de l’Afrique par l’Est à bord de leur camping-car.

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« SUR LA RIVIERE OKAVANGO  »
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Le 2 mai : les peintures San de Tsodilo Hills

peintures muralesA quelques kilomètres au sud de Shakawe, une piste part vers l’Ouest et mène à 40 kilomètres de là aux Tsodilo Hills, trois petites notre guide Sancollines abruptes qui émergent de la brousse. Ce sont des monts sacrés pour les Sans qui y voient même le lieu de la création. Les parois de la colline mâle (la plus grande), de la femelle (la moyenne) et de l’enfant (la plus petite) sont couvertes de centaines de peintures San vieilles de trois milles ans au moins. Au cours d’une promenade autour de la « female hill », nous admirons quelques uns de ces dessins représentant des animaux et des scènes de chasse. Léa et Rose envient ces bushmen qui avaient le droit d’écrire sur les murs. Nous étions partis pour une petite promenade de moins d’une heure. Le parcours nous occupe 2h30 et le guide San nous fait même faire un peu d’escalade sur une pente raide, qui enchante Léa et Rose qui adorent jouer les chevrettes.

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« TSODILO HILLS  »
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Les 3 et 4 mai : une étape à Maun

maison en cannettesEtape ravitaillement à Maun avant de partir visiter la réserve de Moremi.

Nous avions vu jusqu’à présent toutes sortes de cases en Afrique : des cases construites en terre, en pierre, en bois, en paille ou même en parpaings ou en briques. Mais au Botswana nous voyons pour la première fois des cases bâties en… canettes (Fanta, Coca, bières diverses,…) ! La propriétaire des lieux explique que c’est un matériau très solide. Sa case a ainsi 5 ans et son état de conservation semble la satisfaire. Léa, qui ne cesse d’admirer la capacité des Africains à construire leur propre maison (toi, Papa, tu sais pas construire de maison, hein ?), est épatée.

Du 5 au 7 mai : dans la réserve de Moremi

sur la pisteNous parcourons durant 2 jours le parc national de Moremi, installé sur le delta de l’Okavango. C’est la bonne saison car les chemins sont secs.Le petit pont de bois La taille des ornières qui les jalonnent donnent une idée du parcours boueux que doit devenir le parc en saison des pluies. Pour l’instant, nous avons de la chance, car dans notre voyage nous n’avons rencontré que peu de pluie. Si Oz a craboté et peiné dans le sable à quelques reprises, il n’a encore jamais eu à devoir se sortir de la gadoue. De nombreuses pistes sont très sableuses mais nous les parcourons sans problème. Quelques ponts de bois enjambent des ruisseaux. Il faut avoir croisé d’autres voitures pour se convaincre que la construction va supporter les 3 tonnes et des poussières du Land et s’y aventurer !

Les bivouac sont, comme à Chobe, non clôturés et il faut faire attention aux animaux sauvages. Comme les nombreux visiteurs sud-africains ou namibiens, nous allumons un feu à la tombée du jour et, le dîner terminé, nous nous couchons. Papy et Mamie regagnent courageusement leur lit dans le Land. Dans le Nord du parc, le campement est installé non loin d’un point d’eau habité par des hippopotames. Leurs grognements et cris sont si puissants qu’ils parviennent à nous réveiller ! Léa n’a pas peur du loup mais se réfugie entre Papa et Maman… La journée, ce sont des bandes de petits singes voleurs qui guettent les voitures et profitent d’un moment d’inattention pour chaparder objets ou nourriture. Nous en voyons un au volant du Toyota d’un Sud-africain, un autre joue à la dînette avec les assiettes et couverts de campeurs absents tandis qu’un autre, pris sur le fait, lâche l’assiette dont il s’est saisi sur notre table.

Aux heures chaudes de la journée, nous faisons une pause et arrêtons le « game drive ». Léa et Rose défient Papy aux dominos.

Sur la route qui mène au parc, nous manquons d’écraser un long cobra du Cap qui, surpris, fait face au Land, se dresse en aplatissant son cou. Puis, jaugeant sans doute l’adversaire un peu trop gros, il disparaît en ondulant dans les broussailles. A part cette rencontre, nous ne voyons pas énormément d’animaux. Les éternels troupeaux d’Impalas et Springboks, accompagnés de zèbres et quelques gnous. Aucun félin. Nous voyons tout de même quelques éléphants. Nous échappons même à notre première charge d’éléphant. Alors que nous stoppons non loin d’un éléphant et d’un éléphanteau en train de traverser le sentier devant nous, déboule soudain des fourrés un gros éléphant. Il se rue sur nous en remuant ses oreilles. Marche arrière toute pour Oz sur la piste sableuse bordée de broussailles. Nous avons bien retenu la leçon des divers rangers à qui nous demandions comment se comporter avec les éléphants : « don’t challenge the elephants ». Finalement, notre retraite semble apaiser le furieux qui abandonne après quelques dizaines de mètres. Nous n’avons même pas eu le temps d’avoir peur !

Nous comprenons pourquoi surviennent des accidents. Un visiteur imprudent descend de sa voiture et joue le téléobjectif vivant. Pour faire LA photo, il s’approche à quelques mètres d’un hippopotame qui somnole dans sa mare. Brrr… On se rassure lorsqu’il remonte sain et sauf dans sa voiture.

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« A MOREMI  »
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Les 8 et 9 mai : à Maun, pour la troisième fois

Le 9 mai, nous faisons nos adieux à Papy John et Mamie Françoise qui rentrent au pays. Nous avons passé trois semaines ensemble qui sont passées bien vite. Papy et Mamie se sont bien adaptés à notre vie de nomade. Et finalement, on s’organise pas trop mal à 6 dans un 4X4 ! Il faut dire qu’ils ont fait beaucoup d’efforts en acceptant même de dormir dans le Land. Bises un peu tristes et RDV dans quelques mois en France.


Du 10 au 13 mai : le Parc du Kalahari central

Station d'essenceLe 10 mai nous quittons Maun et gagnons la réserve du Kalahari central. Nous faisons le plein de carburant à Rakops, petit village sans charme voisin du parc. Là, la pompe est antique et… manuelle. De plus, le pompiste est une femme et est enceinte. Pascal s’y colle donc et fait le plein : 4 tours de manivelle par litre, pour un réservoir qui engloutit sa centaine de litres. Le plein le plus sportif et douloureux de notre voyage !

piste sableuseOn quitte l’asphalte et une piste très sableuse court vers l’entrée de la réserve. Par endroit, OZ s’enfonce dans des amas de poussière fine comme de la farine et se couvre instantanément d’une pellicule blanche qui envahit l’habitacle. Même nos vitres s’obscurcissent temporairement ! La réserve est assez peu fréquentée comparativement aux parc de Chobe et Moremi.Tourist Office ! On nous avait promis la solitude sur les pistes du Kalahari et même déconseillé de nous y aventurer seuls car en cas de panne... Et justement, sur la piste qui conduit au parc, un 4X4 de location est à l’arrêt depuis le matin. Ses propriétaires, 3 touristes européens attendent le dépanneur. Nous sommes la seconde voiture de la journée. La première possédait un téléphone satellite qui a permis d’appeler le loueur à Windhoek qui a entreprit les démarches pour les dépanner. Ils ont de l’eau, de la nourriture. Nous ne pouvons guère faire plus. Nous poursuivons donc vers le parc. A l’entrée, un os (d’éléphant sans doute) porte la mention « tourist office » et indique le bureau des rangers. Nous sommes habitués à voir, à l’entrée de chaque parc, la sempiternelle collection de cranes d’éléphants, d’antilopes, girafes et divers ossements mais le panneau d’accueil nous apparaît, à l’entrée du désert, un peu lugubre !

PAN KALAHARI

SrpingboxsLe parc du Kalahari est constitué d’un ensemble de pans, anciens lacs asséchés qui se recouvrent, à la saison des pluies, d’herbes dont sont friands antilopes, zèbres, girafes,… Certains sont rouges d’une espèce de lichen, d’autres blancs de sel, d’autres ressemblent à de vertes prairies. Nous apercevons de vastes troupeaux des petits springboks, qui s’enfuient à notre approche avec des bonds prodigieux. Certains pourraient bondir par dessus la voiture sans problème ! Il y a Gemsboksaussi des troupeaux entiers de magnifiques gazelles oryx ou Gemsboks. Gnous, zèbres et autruches apprécient également les pans.

PANORAMIQUE SPRINGBOKS (bientôt)

Nous quittons la piste pour nous rapprocher d’un taillis, à une centaine de mètres de là, à l’ombre duquel Nathalie a vu une lionne. Nous apercevons bientôt deux têtes : il s’agit de deux lionnes. Finalement, les fauves bougent un peu et il s’avère que nous sommes en face d’un groupe de 6 lions : deux lions, deux lionnes et deux lionceaux. Un des lions, le dos couvert de vilaines cicatrices, vient se coucher entre le Land et les lionceaux, comme pour les protéger. Ils nous observent un moment puis se recouchent et disparaissent ainsi complètement dans les hautes herbes de la savanes. Nous sommes à une quinzaine de mètres à peine du groupe et les 6 lions sont complètement invisibles ! Nous comprenons pourquoi ils sont si difficiles à observer. Impressionnant… et inquiétant car ils peuvent se cacher de la même façon à quelques mètres de notre bivouac, le soir et la nuit.

bivouacEt justement, le soir venu, alors que nous installons notre bivouac, des rangers passant par là viennent nous saluer. Ils ont vu un couple de lions tout près de notre campement. Nous avons des voisins. On fait un grand grand feu. Léa et Rose, le dîner englouti, gagnent rapidement la tente. Pascal fait la vaisselle la plus stressante de sa vie ! Un vrai travail d’homme, la vaisselle dans la nuit avec des lions non loin de là ! Comme dans tout désert, les nuits dans le Kalahari sont silencieuses. Si silencieuses que les Sans disent même que l’on y entend « le chant des étoiles ». Mais au matin, ce sont des rugissements qui nous réveillent. Nous embarquons rapidement dans le Land et partons aussitôt à la recherche de ces lions tout proches. Malheureusement, ils restent introuvables !

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« AU KALAHARI »
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Les 14 et 15 mai : Kubu Island, une île dans le désert

De retour à Gweta, nous souhaitons visiter Kubu Island, un site au milieu du pan Magkagkadi. Les pans sont dangereux pour les véhicules car même alors qu’ils semblent secs, ils peuvent ne l’être que sur une faible épaisseur ne résistant pas au poids d’un lourd 4X4. Constitués d’une boue dont l’épaisseur peut atteindre plusieurs centaines de mètres, ils engloutissent alors entièrement la voiture imprudente ! Au camping de Gweta, nous essayons de nous renseigner sur l’accessibilité du pan. Les gérants nous confirme que le pan est sec mais restent évasifs sur la route à suivre : ils vendent des excursions sur le pan. Qu’à cela ne tienne : avec une carte, nous relevons le point GPS de l’entrée de la piste sur le pan. Une carte au 1 millionième et un double décimètre nous donne une précision à 5 km près. Nous avions déjà expérimenté cette méthode au Mali lorsque nous nous étions perdus dans la brousse et effectivement nous parvenons à l’entrée du pan sans problème, en suivant le cap du GPS. Les traces filent alors sur une centaine de km sur le pan jusqu’à Kudu Island, où nous arrivons, assez contents de nous, en fin de journée. Le site est magnifique et le coucher de soleil enchanteur.

Kubu

Sur une vaste étendue blanche et plate du pan asséché,
émerge une petite île de rochers
où poussent d’énormes baobabs.
Vision surréaliste et paysage irréel,
presque extraterrestre !
Nous passons la nuit sur l’île,
avec vue sur l’immense pan blanc.

Kubu

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« KUBU ISLAND  »
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Les 16 et 17 mai : le parc de Nxai Pan

La piste qui mène de la route au parc de Nxai Pan cumule deux difficultés de conduite : le sable mou et la tôle ondulée. Le véhicule et ses passagers sont soumis durant 40 km au dur régime du shaker. Le parc se trouve sur le sol plus dur et donc plus roulant du pan Nxai. Une fois entrée, le calvaire est terminé et nous pouvons nous consacrer au « game drive ».

Le parc est relativement petit, surtout comparativement au parc du Kalahari. Mais il reste riche en animaux divers. Nous voyons notamment un champ d’un immense et toujours spectaculaire troupeau des élégantes petites gazelles springboks. Pour nous, le Nxai Pan est avant tout le parc des girafes. Nous en voyons à plusieurs reprises, dont un grand groupe d’au moins une douzaine et, plus tard, un tout jeune girafon, bien minuscule à côté de sa géante maman.

carte postaleUn éléphant, venu s’abreuver au point d’eau au coucher du soleil, nous offre l’occasion de faire de magnifiques photos. Des images de prospectus vendant des voyages en Afrique !

Le soir, nous n’avons pas le choix du site de camping. Il n’en reste plus qu’un, le premier ayant été détruit par des éléphants assoiffés qui ont cherché l’eau dans les sanitaires… Comme dans tous les parcs botswanais, le site est non clôturé. Comme nous avons aperçu quatre superbes guépards partant chasser dans le crépuscule non loin de là, nous allumons encore une fois un grand feu rassurant. Enfin, qui devrait être rassurant.

Avant de partir, nous signons, comme d’habitude, le registre des entrées et sorties du parc. Le ranger s’apprête à nous ouvrir la barrière mais quelque chose le chagrine. On lui fait répéter plusieurs fois la question, peu sûrs que nous sommes de notre anglais et finalement nous comprenons. Depuis quelques temps, nous accumulons les plumes d’autruches, flamands rose et autres trouvées au gré de notre voyage. Elles ornent notre rétroviseur pour le plus grand plaisir de Léa et Rose. Or le règlement des parcs est formel, il ne faut rien en sortir. Le garde ne veut pas que nous quittions le parc avec ces plumes. Nous n’en croyons pas nos oreilles. Alors que nous protestons, le garde argumente : ces règles sont faites pour éviter que nous ne sortions illégalement un lion (sic !) des parc du Botswana. Pour lutter contre le braconnage quoi… Nous piquons une grosse grosse colère et incendions le zélé en un anglais soudain nettement plus fluide. Il semble déconcerté par tant de véhémence, ouvre la barrière et nous laisse nos plumes… Va comprendre !

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« PARC DE NXAI PAN  »
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Du 18 au 21 mai : vers le Nord, à travers le parc de Chobe

Nous repassons par Maun pour la 4ème et dernière fois. Oz, qui a déjà parcouru ses 10 000 kilomètres depuis son dernier entretien à Windhoek a le droit à une vidange et de l’huile toute neuve, bien méritée. Nous prenons ensuite la route vers le Nord du Botswana au travers du parc de Chobe. Pour profiter pleinement du parc cet nous livrer à nos derniers « game drive », nous passons deux nuits au sud du parc, dans le camp de Savuti puis une troisième nuit à Ihaha dans le nord.

BaobabNotre guide indique qu’autour de Savuti, « de novembre à mai, la population animale peu parfois paraître écrasante » tant les troupeaux de centaines de zèbres et antilopes diverses sont vastes et nombreux. Malheureusement, à la mi-mai, nous arrivons trop tard car les troupeaux ont déjà commencé à migrer vers des zones plus humides. Nous ne manquons d’être écrasés que par les éléphants, toujours nombreux sur les parcs de Moremi et de Chobe, près de l’Okavango. Cette région du monde abrite la plus forte concentration de pachydermes. Ils y seraient près de 150000. Et en effet nous en voyons toute la journée, seuls ou en troupeaux. Leurs ravages sont visibles partout dans les bois alentours. Ils laissent dans leur sillage des paysages désolés et des sentiers ouverts dans la brousse, jonchés de leurs énormes crottes et de branches ou même d’arbres entiers. Ils parviennent même à ronger et creuser l’énorme tronc d’un gros baobab qui s’abattra sans doute bientôt…

Un élephant dans le campingLes emplacements du camping de Savuti, non clôturés, sont à l’ombre de grands arbres qui produisent des fruits… dont les éléphants sont très friands.friandise d'élephant  Et nous les voyons, à toute heure du jour et de la nuit, arriver de leurs grandes enjambées décidées sur les emplacements, au milieu des tentes et des barbecues, entre les voitures et les remorques, et secouer les grands arbres pour en faire tomber leurs chères friandises. Le ranger de l’entrée nous conseille : « When the elephant arrives, go in your car our in your tent, normally it won’t happen nothing ». C’est le “normally” qui nous inquiète… Les sanitaires sont ici fortifiés, protégés de la soif des éléphants par un invulnérable rempart de béton et de terre. Un vrai blockhaus.

Un soir, à Savuti, alors que nous dînons à la lueur du feu, Léa se lève soudain, apeurée, et dit à sa mère :
    - « maman, un nez ! »
    - « ? »
    - « maman un néné ! »
    - « ? »
    - « maman un éléphant ! »

Effectivement, nous apercevons, luisant dans la pénombre, le blanc de deux belles défenses. L’énorme animal se déplace en silence sur le sol sableux et passe à 5 mètres de nous. Nathalie et Léa s’enferment dans le Land. Seuls restent attablés Rose et Pascal (Les plus courageux selon Pascal, les moins rapides selon Nathalie). Mais l’éléphant nous ignore et ne fait que passer car nous avions pris bien soin de ne pas nous installer sous son arbre favori. Il part semer la panique chez d’autres campeurs, un peu plus loin.

Toute la nuit, nous entendrons des lions rugir dans les environs du camping, sans que nous ne puissions en apercevoir aucun la journée ! méchantes bêtes !

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« PARC DE CHOBE  »
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Le voyage se poursuit en Zambie

mise à jour : 8 juin 2005